Football
16:01 23 août 2018

Laval c. Sherbrooke: le mirage d’une joute trop facile

À près de 24 heures du lancement de la saison régulière à Sherbrooke, le Rouge et Or de l’Université Laval est bien conscient qu’il va affronter une jeune équipe inexpérimentée, mais l’entraîneur-chef Glen Constantin ne veut pas tomber dans le panneau d’une joute en apparence trop facile.

Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or.

(Photo Métro Média – Charles Lalande)

«Peu importe l’adversaire, nous allons toujours jouer selon nos standards, a-t-il répété à maintes reprises lors de son point de presse. Je suis satisfait du niveau de préparation des joueurs depuis le début du camp d’entraînement.»

Toujours est-il, le Rouge et Or s’en va en Estrie croiser le fer contre un club comptant trois joueurs sur quatre qui en seront à leur première ou à leur deuxième campagne. Ils ont certes peu de poil au menton, mais d’abord et avant tout peu de vécu dans le réseau universitaire.

«Je m’attends à voir une très bonne défensive, avec une bonne tertiaire, un bon porteur de ballon [Gabriel Polan] et un quart-arrière de deuxième année [Xavier Owens] qu’on a vu l’an dernier. Leur ligne offensive sera très jeune», a analysé Constantin.  

De la course

Depuis longtemps, le programme de football de l’Université Laval est reconnu pour sa défense contre l’attaque au sol adverse. En finale de la Coupe Vanier, les Mustangs de Western ont imposé leur jeu au sol, en route vers une surprenante domination de 39 à 17.

Est-ce que le Rouge et Or s’attend à être testé par la course cette saison? L’entraîneur-chef croit que oui.

Même son de cloche du côté du secondeur Kean Harelimana : «Glen en a parlé. Les Mustangs ont exposé nos faiblesses, mais la page est tournée.»

Lors du match hors-concours de samedi dernier contre l’Université de Guelph, les Ontariens ont utilisé la même recette en début de match en donnant le ballon ovale aux porteurs qui ont réussi quelques premiers jeux. Mais l’unité défensive s’est ressaisie, n’accordant aucun point.

«On a eu chaud au début, il y avait de la nervosité! Maintenant, on sait à quoi s’attendre», badine Harelimana, soulignant que l’absence de l’ailier défensif Samuel Maranda-Bizeau (blessé) contre Guelph a paru en début de rencontre.

«Contrer le jeu au sol, c’est un effort collectif de la défensive. Il faut aller plaquer le porteur et lui arracher le ballon», a souligné la recrue de l’année 2017 du RSEQ.

Kean Harelimana a été nommé recrue de l’année du réseau RSEQ.

Photo Métro Média – Charles Lalande

Devant parents et amis

Quant à lui, le receveur Marc-Antoine Pivin admet que les joutes présentées à Sherbrooke revêtent toujours un cachet particulier. Étant originaire de l’endroit, il a aussi disputé sa carrière collégiale au Collège Champlain-Lennoxville. Sa venue avec le Rouge et Or l’a forcé à quitter son patelin.

«Je me rappelle encore qu’au secondaire, on faisait notre jogging près des installations du Vert et Or. C’est toujours spécial de jouer devant parents et amis.»

Étant à sa troisième année, il ressent toujours «les petits papillons» à quelques heures du début de la saison. Cette fois, il veut se tenir loin de l’infirmerie. En 2017, il a manqué quelques soirées de travail à cause d’une blessure à la cheville en plus de voir son match de Coupe Vanier se terminer au deuxième quart en raison d’une commotion cérébrale à la suite d’un solide plaqué.

«Ça m’a laissé sur ma faim, ça m’a aussi frustré de devoir quitter le terrain et de ne pas pouvoir aider mes coéquipiers dans un moment aussi important. Pour ce qui est de la commotion, j’ai dû retarder deux ou trois examens, mais à Noël, j’étais guéri.»

Au bon milieu de son stage universitaire, Pivin s’efforce d’en profiter au maximum. Il veut continuer à apprendre des plus vieux, tout en aidant les jeunots. «En deux ans, on a vécu plusieurs choses ensemble : des victoires, des défaites, des blessures, etc. On veut continuer à progresser», conclut celui qui adorerait disputer le championnat canadien en novembre prochain sur la pelouse du Stade Telus. 

Le receveur Marc-Antoine Pivin, de Sherbrooke, en est à une troisième saison avec le Rouge et Or.

Photo Métro Média – Charles Lalande

Charles Lalande


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