Football
01:00 18 août 2016

La dernière chance de Danny Tam

ROUGE ET OR FOOTBALL. Danny Tam en est à son cinquième camp d’entraînement au football universitaire, et il espère que cette fois-ci, il saura se tailler un poste de partant.

L’an dernier, le demi-défensif lavallois croyait bien être en mesure de le faire, mais une grave blessure au ligament croisé antérieur du genou gauche lui a fait manquer la totalité de la saison 2015.

Une opération et une longue réhabilitation ont suivi, mais Tam préfère voir le positif de cette malchance : «Cette épreuve a changé le joueur et l’homme que je suis. Mon genou est maintenant plus fort que l’autre.»

Quand l’entraîneur-chef Glen Constantin a ouvert le camp, son joueur de 5’8 et 170 lbs était quelque peu rouillé, mais il a vite repris son rythme après quelques minutes.

«Tout ce que je peux contrôler, c’est l’effort que je donne sur le terrain», a dit le produit de l’Académie Saint-Louis à propos de son objectif de décrocher une place à temps plein sur la pelouse verte du Stade TELUS.

Personne ne peut douter de sa fierté de porter les couleurs du Rouge et Or. Enfant ayant grandi à Lebourgneuf, il a vu l’équipe de son enfance accumuler les championnats. «C’est mon équipe», a insisté l’étudiant en Administration des affaires.

Au cours des deux dernières années, les Carabins de l’Université de Montréal ont mis fin à la dynastie lavalloise en remportant le titre québécois à l’arraché.

Dans le vestiaire de l’équipe, sans en faire une obsession, le mot s’est rapidement passé entre les vétérans et les nouvelles recrues : il n’est pas question de revivre le même scénario une troisième fois.

«Ça a fait mal, mais le processus ne change pas; le but est de travailler fort pour atteindre notre plein potentiel à la fin du mois de novembre.»

Un cousin vu comme un frère

Son cousin, Mikaël, a évolué pour les Remparts de Québec cinq saisons, de 2007 à 2012, avant de passer chez les professionnels.

Souvent séparés à des milliers de kilomètres, ils utilisent la technologie pour garder contact. Les résidences familiales sont situées l’une à côté de l’autre, alors l’été, ils sont souvent ensemble.

«Nous nous soutenons dans nos carrières respectives. C’est important de garder la famille proche. Il est comme mon frère», a tenu à rappeler Danny, qui a exactement six mois de différence avec l’ancien capitaine des Diables rouges qui vise un retour en Amérique du Nord après une saison en Norvège.

S’il décroche le titre de partant, personne ne pourra dire qu’il l’aura volé. Cela lui aura pris cinq camps d’entraînement, quatre saisons et un transfert, lui qui s’était initialement engagé avec les Stingers de Concordia.

Québec Hebdo

Charles Lalande


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