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15:34 21 février 2018 | mise à jour le: 21 février 2018 à 15:34 temps de lecture: 5 minutes

Le «régime» d’un joueur de ligne offensive

À 6’3 et 294 lb, Jean-Simon Roy, joueur de ligne offensive des Eskimos d’Edmonton, doit s’alimenter convenablement afin d’avoir l’énergie nécessaire pour s’entraîner six fois par semaine. 

Plus sa carrière avançait, plus ses passions pour l’entraînement et l’alimentation ont grandi.

Photo TC Media – Charles Lalande

«C’est du carburant pour l’entraînement et pour maintenir la masse corporelle.»

Chaque jour, le natif de Saint-Augustin-de-Desmaures consomme entre 4000 et 5000 calories, bien réparties en quatre repas et quelques collations.

Toute journée commence avec un bon déjeuner. Le colosse de 24 ans se prépare un repas riche en protéines et en gras: six œufs, six tranches de bacon, deux croissants accompagnés de fromage à la crème, du gruau, un jus d’orange et un verre d’eau. «Si tu veux ajouter beaucoup de muscles, tu dois manger du gras. Sinon, tes os ne pourront pas supporter tout cela!»

Jean-Simon Roy (à droite) a récemment fondé, avec Samuel Lefebvre un camp de football pour la prochaine génération.

Photo TC Media – Charles Lalande

Ensuite, il se sert deux tasses de riz cuit, deux tasses de légumes et 300 grammes de viande (ou un demi-poulet) au dîner, au souper, en plus d’un repas de fin de soirée.

Entre temps, il collationne avec du gruau, du yogourt grec ou des noix.

«C’est important de bien manger, mais surtout de le faire suffisamment. Ça peut paraître drôle [quand on regarde le menu], mais j’ai tendance à ne pas manger assez pour mes besoins.»

À devoir se nourrir autant à des fins sportives, perd-on le plaisir de s’alimenter? «Honnêtement, je ne connais pas un o-line qui n’aime pas ça», répond-il du tac au tac.

Le déjeuner de Jean-Simon Roy

Photo TC Media – Charles Lalande

Samuel Lefebvre, qui occupe la même position avec le Rouge et Or de l’Université Laval, précise que, bien souvent, les activités de groupe sont planifiées en fonction des repas de ces pièces d’hommes! «Il y a une grosse partie de notre budget qui passe dans la nourriture (rires). C’est aussi une belle façon de renforcer les liens.»

L’entraînement

Si vous fréquentez le Centre XPN ou le gymnase du PEPS de l’Université Laval, il n’est pas rare de voir Jean-Simon Roy s’entraîner en vue de la prochaine saison. Il se distingue notamment au développé-couché en soulevant plus de 450 lb!

«Je m’entraîne six fois par semaine : trois fois le bas du corps avec des exercices spécifiques pour ma réhabilitation et trois fois le haut du corps avec des entraînements plus spécifiques au football. Je fais aussi du cardio à l’occasion», explique le #68.

Avant le camp d’entraînement des Eskimos, il va suivre une diète stricte dans le but de prendre du poids. 

Au 14e rang, Jean-Simon Roy a été repêché à Edmonton.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

S’implanter à Edmonton

Lors du repêchage 2017 de la Ligue canadienne de football (LCF), les Eskimos d’Edmonton ont jeté leur dévolu sur Jean-Simon Roy, en deuxième ronde, au 14e rang.

Il a fait sa place dans l’équipe, mais il a été invité à enfiler son uniforme à seulement deux reprises avant de se blesser au genou droit à Winnipeg.

Après un botté de placement raté, Roy a voulu se défaire d’un bloc en plantant son pied dans la pelouse du terrain. Toutefois, il est «resté bloqué» et le genou a cédé. Résultat : son ligament a complètement déchiré.

Des mois de réhabilitation ont suivi, mais il jure qu’il sera en grande forme au milieu du mois de mai, lorsque le camp d’entraînement s’ouvrira. Celui qui peut jouer à la position de centre ou de garde tentera d’obtenir un poste de partant. «J’ai parlé au directeur général à la fin de la dernière saison. L’organisation me voit dans la LCF et à Edmonton à long terme. C’est encourageant.»

Le 22 janvier dernier, le club a libéré le joueur de ligne offensive Danny Groulx. Bien que cela permette, d’une certaine façon, à Roy de voir plus de terrain, il refuse de se réjouir de la situation.

«C’est une mauvaise nouvelle pour lui, mais je suis certain qu’il va se replacer. À Edmonton, il était mon colocataire en plus d’être un bon guide dans la ville. Il m’a aussi aidé à bien m’intégrer à l’équipe.»

@linemanworking

À la fin du mois d’octobre, Roy a lancé un compte Instagram (@linemanworking) où il partage quelques épisodes de sa vie d’athlète : ses entraînements, ses repas, sa réhabilitation, etc. Quelques mois plus tard, il frôle les 10 000 abonnés et il a aussi créé son site web.

«Je reçois à peu près 10 à 15 messages par jour de footballeurs de tous les âges et d’un peu partout en Amérique du Nord. Les gens me posent des questions sur mon parcours et cherchent de l’aide pour leur plan d’entraînement. Ça me fait plaisir d’aider les gens.»

Récemment, il a accepté d’aider trois filles en leur confectionnant un programme d’entraînement et de nutrition adapté à leurs besoins.

Ses coéquipiers du Rouge et Or et des Eskimos l’appuient dans son projet. Pour s’y faire, tous les moyens sont bons! Samuel Thomassin, joueur de ligne offensive à l’Université Laval, le taquine en le traitant de «frimeur» continuellement, ce qui fait sourire le gestionnaire du compte. «Quand Sam se donne une mission, il est difficile à arrêter», répond-il en riant. 

Jean-Simon Roy dépense «plus ou moins 200$» par semaine pour l’épicerie.

Photo TC Media – Charles Lalande

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