Football
15:00 23 août 2015 | mise à jour le: 23 août 2015 à 15:00 temps de lecture: 4 minutes

Les jumeaux Savard doivent tourner la page

FOOTBALL. Les jumeaux Dave et Michel Savard ont passé 14 années de leur vie à se donner corps et âme sur les terrains de football. Maintenant, leur stage universitaire étant terminé, ils doivent tourner la page et se consacrer à de nouveaux projets.

Dave (5’11 – 230 lbs), un centre arrière, est né une heure avant Michel (6’0 – 279 lbs), un plaqueur. «C’est ironique que ce ne soit pas moi le plus grand et le plus gros des deux», rigole Dave sur la génétique des deux anciens de l’Académie Saint-Louis et du Campus Notre-Dame-de-Foy.

Rencontrés dans les gradins du PEPS de l’Université Laval pendant une pratique du Rouge & Or, les jumeaux trouvent difficile de ne plus fouler le terrain, comme le font leurs anciens coéquipiers.

«Ça coupe sec, c’est vraiment spécial de revenir ici», lance Dave d’entrée de jeu. Michel enchaîne: «Nous sommes deux gars de Québec [ils ont habité à Sainte-Foy, Charlesbourg, Beauport et Boischatel], pour nous, jouer ici était notre but ultime. On l’a atteint, mais c’est difficile d’arrêter de jouer.»

Michel a vu sa dernière saison universitaire prendre fin rapidement après s’être déchiré le ligament intérieur du genou. Dave a obtenu un essai au niveau supérieur, dans la Ligue canadienne de football (LCF), avec le Rouge et Noir d’Ottawa, mais l’organisation n’est pas passée à l’étape suivante avec lui.

Double champion de la Coupe Vanier

Ils ont défendu les couleurs du Rouge et Or pendant quatre saisons. Au passage, ils ont soulevé la Coupe Vanier, la suprématie du football universitaire canadien, à deux reprises. Deux conquêtes totalement différentes, disent-ils.

«En 2012, c’était notre revanche contre les Marauders de l’Université de McMaster. Ils nous avaient battus l’année précédente en deuxième prolongation. On jouait devant 38 000 personnes à Toronto, je pense qu’il n’y avait que 2000 personnes qui encourageaient Laval. C’était nous contre le monde», raconte Dave.

Celle de 2013 a une saveur particulière pour Michel, qui a trimé dur cette année-là pour se remettre d’une vilaine blessure. «Je me suis cassé le coude contre Calgary en match hors-concours, je suis revenu au dernier match de la saison, de sorte que j’ai pu jouer en séries éliminatoires. C’était spécial de gagner la Coupe Vanier après une telle épreuve. En plus, on l’a fait sur notre propre terrain, devant nos partisans et nos amis.»

Le football leur a beaucoup apporté, et cela dépasse leurs bagues de champions qu’ils portent fièrement. «Cela nous a appris la concentration, la discipline, la ponctualité et le souci du détail. Nous transportons cela dans la vie de tous les jours et dans notre emploi de l’été [dans une compagnie d’événements]», précise Michel avant de passer la parole à son aîné. «Une équipe de football, c’est aussi une famille. On tisse des liens très forts.»

Rien n’est plus solide qu’une famille

Ils sont inséparables, c’est le cas de le dire. Ils se sont suivis toutes ces années sur la pelouse, mais ont également emprunté le même chemin sur les bancs d’école. Ils termineront leur baccalauréat multidisciplinaire cet automne. Un jour, ils comptent reprendre l’entreprise de leur père.

Ils vouent également une admiration sans borne à leurs parents qui ont toujours fait en sorte que les deux gaillards ne manquent de rien, même pas de nourriture à l’adolescence où il aurait été comprenable de cadenasser le frigidaire et le garde-manger pour éviter de déclarer faillite.

«Peu importe où nous jouions, ils n’ont pas manqué une partie. Ils nous ont supportés, ce sont nos modèles de vie. Ils nous ont poussés à toujours réussir dans nos études et dans les sports. Qu’on se le dise, ça ne doit pas toujours être facile d’élever deux jumeaux (rires)», lance Dave pour conclure.

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