Football
13:55 16 juin 2014 | mise à jour le: 16 juin 2014 à 13:55 temps de lecture: 4 minutes

«Quoi que tu fasses, il faut persévérer» – Vincent Pruneau

FOOTBALL – À 22 ans, Vincent Pruneau s’apprête à intégrer l’équipe universitaire de football de Bishop, à Lennoxville. Capitaine de l’équipe des Titans du Cégep Limoilou, le résident de Stoneham revient sur son parcours atypique.

Québec Express : Comment est née la passion pour le football ?

Vincent Pruneau : Mon père et mon frère jouaient au football et ça avait l’air le fun. Mon frère m’a initié à ce sport et j’ai vraiment eu la piqure, au secondaire lorsque j’ai joué avec l’équipe du Mont-Saint-Sacrement à Valcartier. J’ai toujours aimé faire du sport. J’étais plus amateur de sports extrêmes : planche à neige, skate, roller et quand j’ai joué au football, je me suis rendu compte que c’était vraiment le sport qui m’accrochait le plus.

QE:Comment avez-vous été recruté par le Cégep Limoilou?

VP:Je n’avais pas été recruté parce qu’il n’y avait pas de recrutement à mon école. J’ai alors écrit une lettre à l’entraîneur en chef de l’équipe des Titans. Je lui expliquais que je voulais vraiment faire partie de l’équipe, que j’allais au fil du temps faire mes preuves. Dave Parent m’a donné ma chance.

QE:Les débuts ont-ils été difficiles?

VP:Oui. J’ai joué une game et quelques jeux en tant que porteur de ballon, mais les résultats n’étaient pas bons. J’étais stressé. J’avais fait des erreurs mentales. On m’a donné une chance de performer pour être capable de rester sur le terrain et je ne l’ai pas saisie.

QE:Pourtant vous avez persévéré ?

VP:Je me suis beaucoup entraîné, sur le terrain avec mes coéquipiers, mais aussi à l’extérieur. Je devais développer mon corps. J’ai suivi des cours semi-privés avec un entraînement en développement de vitesse. J’ai travaillé ma mécanique de course pour rattraper le niveau de l’équipe. Dans la vie, quoi que tu fasses, il faut persévérer.

QE:Comment avez-vous été nommé porteur de ballon?

VP:Par hasard. Le porteur de ballon s’était blessé au genou alors j’ai saisi l’occasion. Cette année-là, nous avions bien joué même si nous avions perdu en demi-finale du Bol d’or. L’année d’après, j’ai été nommé capitaine de l’équipe. Et là, on avait tous une mission : gagner le Bol d’or. Et c’est ce que nous avons fait contre Saint-Jean-sur-Richelieu. Cette année a été ma meilleure saison.

QE:Qu’est-ce qui a été le plus difficile sur ces quatre années au cégep?

VP:Gérer les études, le sport et mon travail de contremaître dans une usine de fabrication de gâteaux. Je me levais à 5h le matin et avec, parfois des pratiques le soir jusqu’à 22h, ça me faisait de bonnes journées. Mais j’étais en mission pour gagner le Bol d’or. Je voulais gagner à tout prix.

QE:Et maintenant que le cégep est terminé, qui vous a recruté?

VP:L’université Bishop. J’ai été accepté en management. Je n’ai pas encore d’expérience en tant que joueur universitaire, mais une chose est sûre, je veux être sur le terrain dès la rentrée.

QE:Est-ce que vous souhaitez faire du football au niveau professionnel?

VP:C’est mon rêve de petit gars. Mais il faut être réaliste qu’une carrière de footballeur professionnel ne dure pas 30 ans. Après cinq ou six ans, mon corps va m’envoyer quelques messages. Il est donc bon de poursuivre mes études. Mon père et mon frère travaillent dans la construction, alors cela pourrait être un domaine qui m’intéresse, mais je ne suis pas rendu à l’étape de choisir.

Le Québec Express, membre du Groupe Québec Hebdo

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