Baseball
14:22 21 février 2020 | mise à jour le: 21 février 2020 à 14:22 Temps de lecture: 4 minutes

Plaisir, émotions et un récalcitrant en 17 ans derrière le micro des Capitales de Québec: François Paquet tire sa révérence

Plaisir, émotions et un récalcitrant en 17 ans derrière le micro des Capitales de Québec: François Paquet tire sa révérence
François Paquet a assuré la description des parties de baseball des Capitales de Québec de 2003 à 2019. (Photo gracieuseté – Capitales de Québec)

BASEBALL. François Paquet a eu ce qu’il considère comme l’emploi estival parfait. Pendant 17 saisons, il a fait la description du baseball des Capitales de Québec à la radio et sur le web. Alors que la voix des Capitales de Québec quitte son micro, Québec Hebdo s’est entretenu avec ce passionné du baseball pour lui soutirer ses trois meilleurs souvenirs.

L’exaltation d’un championnat

«Le premier championnat d’une franchise est toujours spécial. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était une série trois de cinq et chaque équipe avait gagné deux parties. Le match ultime était à Brockton et ce qu’il y a de spécial c’est que j’ai fait le match tout seul. Jacques Doucet avait dû prendre un vol pour la France et j’étais seul pour faire la description et l’analyse de la rencontre. C’est un coup sûr en neuvième manche de Ed Montague qui avait fait la différence pour donner la victoire aux Capitales 5-4. C’était l’euphorie sur le terrain, un vrai beau souvenir.»

François Paquet affirme que son joueur préféré en 17 ans avec les Capitales de Québec a été le joueur cubain Yurisbel Gracial et que le meilleur joueur qu’il a vu a été Jordan Lennerton. (Photo gracieuseté – Capitales de Québec)

Une vedette sur la butte

«Le premier départ d’Éric Gagné avec les Capitales de Québec en 2009 est aussi un souvenir indélébile. L’engouement autour du match a atteint des sommets. Gagné avait quand même remporté le trophée Cy Young en 2003. Je ne me souviens pas d’avoir vu le stade aussi rempli pour une rencontre. Il est facilement entré 5000 personnes ce soir-là. Il n’y avait absolument aucune place disponible. C’est vrai que cela n’avait pas été le plus grand départ d’Éric, mais il avait quand même connu une solide saison. Les Capitales avaient encore une fois remporté le championnat en 2009.

Un match unique

Mon troisième souvenir est le seul match sans point ni coup sûr de l’histoire des Capitales. C’était le 24 août 2008 alors que Québec visitait le Pride de Nashua. Orlando Trias a été sensationnel au monticule. Ce qui est cocasse, c’est que Michel Laplante était à l’analyse pour le match, mais il était encore plus nerveux que Trias. À partir de la sixième manche, il n’a plus rien dit pour ne pas porter malheur à son lanceur. J’ai fait une bonne portion du match seul avec Michel assis à côté de moi qui ne disait rien!»

Faits cocasses

«Je garde beaucoup de bons souvenirs de mon association avec les Capitales. C’est certain qu’il y a beaucoup de choses qui se passent sur la route. Michel Laplante, c’est un farceur. Il a souvent fait croire à des nouveaux joueurs de l’extérieur qu’il faudrait qu’ils traversent les douanes illicitement à la marche parce que la formation n’avait pas les papiers nécessaires. Évidemment, ce n’était pas vrai. Je me souviens également d’une partie à New Haven où presque personne n’assistait à la rencontre. Un spectateur était venu m’enguirlander pendant que je décrivais l’action au micro parce que je parlais en français et qu’on m’entendait dans le stade. Il a fallu que la sécurité vienne expliquer au spectateur que je faisais simplement mon travail.»

Jacques Doucet et François Paquet sur la galerie de presse. (Photo gracieuseté)

Avec son travail de descripteur du baseball majeur à TVA Sports qui prenait de plus en plus de place, François n’a eu d’autres choix que de mettre un terme à son mariage avec les Capitales. «Il y avait beaucoup trop de conflits, je passe le flambeau à un autre pour l’entrée en scène dans la Ligue Frontier. Je remercie toute l’organisation de m’avoir donné carte blanche toutes ces années et je remercie également Jacques Doucet sans qui je n’aurais probablement pas mon micro à la télévision.»

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