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15:53 30 juin 2014 | mise à jour le: 30 juin 2014 à 15:53 temps de lecture: 3 minutes

Le club Lion Boccia Québec termine une première année chargée

BOCCIA ¬ L’Association Lion Boccia Québec complète sa première année d’existence officiellement. Des joueurs pratiquent depuis plusieurs années dans le gymnase de l’école Du Domaine dans Duberger-Les Saules, mais l’organisation structurée est plus récente.

«Pour la première année, ça été formidable», constate le trésorier et père de Marianne, Gilles Paquet. Une dizaine de personnes ayant la paralysie cérébrale sont membres. Les entraînements rassemblent près d’une trentaine d’intervenants comprenant les arbitres, les assistants-sportifs et les athlètes. Tous les samedis pendant trois heures, le groupe se met en action.

Le Boccia s’apparente à la pétanque. «Cette discipline donne la chance aux paralysés cérébraux de pouvoir pratiquer un sport», explique le président de l’Association Lion Boccia Québec, Alain Fournier. Un cochonnet est mis en jeu. Le joueur ayant placé ses balles les plus loins de ce dernier a priorité pour lancer.

Lion Boccia Québec a été l’hôte d’un tournoi à L’Ancienne-Lorette à la mi-mai. Un total de 37 inscriptions a été enregistré. «Ce n’est pas le hockey ni le soccer, mais pour l’organisation, c’est exceptionnel», commente M. Paquet.

Selon le degré de limitation fonctionnelle, le membre lance la balle seul ou à l’aide d’une rampe. Dans ce cas, un assistant-sportif positionne l’installation grâce aux directives de l’athlète. Une fois la rampe bien placée en ligne droite, la balle est déposée en vue du lancer. Par exemple, Marylou Martineau de Saint-Émile est accompagnée de sa mère Josée Duquette lors du jeu. La jeune fille de 13 ans est championne junior.

Encore là, certaines personnes atteintes de paralysie cérébrale emploient une tige pour pousser la pelote. La partie étant chronométrée, le joueur doit maximiser son temps. Les spasmes rendant la tâche plus difficile, l’utilisation de la «licorne» permet de l’exécuter avec plus de minutie. C’est le cas de Marianne Paquet.

Cette dernière a goûté aux règles strictes du boccia récemment. Elle a perdu son titre de championne provinciale B3 senior. Arrivée en retard d’une minute, l’arbitre a exclu la joueuse qui souhaitait défendre son titre. Malgré la déception, l’athlète a relevé ses manches et continue à jouer en vue de ravoir à nouveau la distinction. «Le boccia, ça amène du challenge. Tu as un but à atteindre. Les pratiques servent à améliorer notamment les distances. L’idée est de donner du trouble à l’autre joueur», répond Marianne Paquet questionnée sur le sport.

Les projets futurs du club

Depuis septembre, les efforts se sont concentrés spécialement sur l’achat d’équipement. L’année prochaine, le président de l’Association Lion Boccia Québec, Alain Fournier, souhaite l’arrivée d’intervenants, chargés d’animer le groupe et installer le matériel. Le fonctionnement du club repose sur l’implication des parents ou proches des athlètes, une tâche plutôt exigeante. Par exemple, M. Fournier est également arbitre et entraîneur. Ce coup de main espéré dès le début de la prochaine saison donnera un peu d’oxygène aux familles ayant déjà beaucoup à faire.

 

Pour en savoir plus sur le club: http://www.asslionbocciaquebec.sitew.ca/Club_en_action.C.htm#Bienvenue.A

 

 

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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