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15:12 1 mai 2013 | mise à jour le: 1 mai 2013 à 15:12 temps de lecture: 4 minutes

Deux intronisations en une seule soirée pour Clermont Poulin

«Je n’ai jamais fait d’arts martiaux pour les titres», déclare d’entrée de jeu, Clermont Poulin. Le résident de Lebourgneuf et fondateur des Studios Unis a été intronisé au Karate masters hall of fame récemment lors du spectacle du Québec Open, un moment inoubliable pour l’homme. Au même moment, il a obtenu une distinction du magazine Budo International.

«Ça va rester gravé dans ma mémoire», confie-t-il. Lorsqu’il a reçu le certificat officiel des mains d’Andy Horne, la foule présente au Peps dans le cadre du Québec Open est demeurée silencieuse pour ensuite se lever afin d’ovationner l’enseignant honoré. Quelques jours après ce couronnement conféré par une quinzaine de sages à travers le monde, M. Poulin recevait encore de nombreux messages de félicitation.

Cette intronisation lui a été décernée pour son rôle joué dans l’évolution des arts martiaux au Québec. «C’est un regain d’énergie qui nous pousse à continuer même si je ne voulais pas arrêter», poursuit Clermont Poulin.

Du hockey aux arts martiaux

Dans les années 1970, Clermont Poulin s’est lancé dans les arts martiaux alors qu’il occupait le rôle de gardien de but dans une équipe de hockey. Pour rehausser sa confiance en soi et développer ses réflexes, il a suivi des cours dans une école à Boston, lieu où il travaillait.

Rapidement, il a pris goût à cette nouvelle discipline. Il a mis de côté le hockey et a décidé de devenir instructeur. D’abord, bénévolement et ensuite, il est revenu à Québec pour avoir sa propre école. Le 8 avril 1974, l’ouverture a eu lieu sur la rue Saint-Vallier. Plusieurs années d’apprentissage se sont enchaînées, il s’est créé une méthode d’enseignement de Kenpo Nick Cerio pour se donner des orientations. «J’ai bâti le matériel pour l’adapter ici. Je crois que la clé de mon succès, c’est d’avoir fait comme une famille», fait-il valoir. Vers 1985, il a mis sur pied un système de franchise.

Bruce Lee a marqué cette période attirant de nombreux adeptes à l’école. Les films de la vedette ont contribué à la popularité des arts martiaux, reconnaît M. Poulin. Aujourd’hui, une vingtaine d’établissements permanents d’enseignement Studios Unis et 45 sites satellites existent à travers la province. Malgré un laps de temps plus sombre à la fin des années 1980 et au début de l’autre décennie, l’instructeur a gardé son rêve en tête.

En 2009, le grand maître a reçu la ceinture noire 10e dan, le plus élevé titre en karaté avant le soki. À 60 ans, il a été intronisé Karate masters hall of fame, l’un des premiers Canadiens à obtenir l’honneur. M. Poulin sera présenté dans le magazine Budo International, ce média a par le passé fait paraître des dossiers sur Bruce Lee et Chuck Norris.

L’an prochain, 40 années se seront écoulées depuis l’ouverture de la première école des Studios Unis. L’organisation prépare un imposant banquet afin de rassembler les pionniers et les nouveaux membres. Par la suite, Clermont Poulin compte publier ses mémoires sous la forme d’un livre. Le travail est déjà entamé, mais la sortie ne se fera pas avant les 40 ans de son entreprise qui figureront dans sa biographie.

Du visuel capté par une caméra libre lors de la finale du Québec Open le 27 avril dernier est en ligne: vidéo.

L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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