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16:27 26 octobre 2013 | mise à jour le: 26 octobre 2013 à 16:27 temps de lecture: 4 minutes

La danse sociale: une passion nécessitant précision et détermination

Jocelyn Pelletier et Annie Demers traversent la piste de danse avec grâce. Ce charme et cette légèreté de mouvement ne sont pas tombés du ciel. Loin de là. C’est le résultat de répétitions et d’efforts constants depuis que les deux danseurs ont découvert cette passion.

Ils ont raflé la plupart des distinctions lors des compétitions auxquelles ils ont participé dans la catégorie bronze en latin et en moderne. Le couple évolue avec l’Académie Fanny Godin à Duberger et pratique les 10 danses chez les plus de 35 ans ainsi que 19 ans et plus. «Ce couple-là est à l’école presque tous les jours. Près de deux à trois heures. Ce sont des passionnés, ils en mangent», raconte l’entraîneure et chorégraphe, Fanny Godin.

Annie Demers fait de la compétition en danse sociale depuis un peu plus d’un an. Auparavant, elle pratiquait d’autres types de danses en loisirs. En participant à un nouveau cours, elle est tombée amoureuse de la danse sociale. Un coup de foudre littéralement. «Je suis comptable. La danse, c’est technique et réglementé. Tu dois répondre à des critères. C’est ce qui rejoignait ma personnalité», mentionne-t-elle.

Son partenaire, Jocelyn Pelletier, est dans le milieu compétitif depuis plus longtemps. «J’ai commencé il y a près de 25 ans. J’avais appris quand j’étais jeune de façon un peu tout croche», s’amuse-t-il à raconter. De fil en aiguille, il a fait son petit bout de chemin avec différentes partenaires. Il était à la recherche d’une personne avec qui former un duo lorsque Fanny Godin lui a présenté Annie Demers. La rencontre a fonctionné et depuis près d’un an, ils travaillent ensemble.

Questionné à savoir qu’est-ce qu’un «match parfait», Jocelyn Pelletier répond sans hésiter. «Il faut avoir le même but au niveau de la compétition, la même vision au niveau de l’investissement et des entraînements, explique-t-il. Une bonne chimie.»

C’est donc chaque jour que les deux passionnés se rendent au studio de Duberger afin de répéter, répéter et répéter. Pourquoi? «Notre cerveau doit envoyer cet automatisme comme marcher», continue Annie Demers. La danse sociale nécessite beaucoup de minutie. C’est pourquoi le couple pratique sans cesse sous la direction de Fanny Godin pour effectuer leurs routines parfaitement. «La danse, c’est comme du théâtre, mais sans mot», fait valoir Jocelyn Pelletier.

Mis à part la précision et la disposition du corps, l’oreille joue un rôle essentiel. «Il faut avoir l’oreille musicale développée», mentionne l’entraîneure et chorégraphe. Une fois sur la piste lors d’une compétition, la musique sur laquelle les danseurs s’exécuteront constitue une surprise, seule la danse est connue à l’avance. En plus du tract et de l’improvisation exigée musicalement, il faut que le duo soit capable de travailler à travers les autres couples participants sur le plancher.

Les juges, installés autour de la piste, évaluent notamment si les participants dansent sur le rythme, si l’homme réussit à conduire et si la dame répond, la fluidité et les déplacements techniques ainsi que l’expression du corps. Les défis ne manquent pas pour Annie Demers et Jocelyn Pelletier. Avec Fanny Godin, ils songent à monter dans la catégorie Argent éventuellement. À Canadance à la mi-octobre, l’Académie Fanny Godin a remporté huit titres.

Sur la vidéo, le couple s’élance sur un «quickstep» standard.

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L’Actuel, membre du Groupe Québec Hebdo

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