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Coup de pouce demandé pour une athlète beauportoise


Publié le 13 juillet 2018

Joëlle en possession du ballon lors de la finale provinciale de soccer qui a été remportée par l'Université Laval l'automne dernier.

©Photo gracieuseté – Yan Doublet, Rouge et Or

Il ne fait aucun doute que revêtir l'uniforme unifolié pour représenter son pays est un des plus grands honneurs qu'un athlète peut recevoir pendant sa carrière. Pourtant, la sélection de Joëlle Gosselin sur l'équipe nationale de futsal (soccer intérieur) vient avec un énorme sentiment de fierté, mais aussi avec une facture de 4000$ pour payer les frais du voyage pour le championnat mondial de futsal féminin qui se déroule à Almaty, au Kazakhstan, en août prochain.

Les coûts à assumer sont plus élevés que ceux de 2016 en raison notamment de l'éloignement du tournoi. Lors de ce genre de tournoi, c'est généralement la fédération sportive (Soccer Canada) qui en assume les frais.

Le problème est que l'organisme qui organise l'évènement n'est pas le même chez les femmes que chez les hommes.

«La Fédération Internationale de Football Amateur (FIFA) chapeaute le tournoi du côté masculin ce qui fait en sorte qu'ils n'ont rien à payer. Ils ont une vraie équipe nationale ce qui explique l'aide de la fédération lorsqu'ils participent à des tournois. Du côté féminin, il faut se rabattre sous la bannière des mondiaux universitaires et ce n'est pas le même budget ce qui fait en sorte que les joueuses canadiennes assument les coûts. Même s'il y a une sélection à travers le pays, l'équipe n'est pas considérée comme une équipe nationale officielle ce qui fait qu'elles ne reçoivent aucune aide financière de la fédération.  C'est très frustrant comme situation», explique celle qui est dans le même bateau que ses coéquipières du Rouge et Or de l'Université Laval Laurie Couture-Dallaire, Cynthia Gaspar-Freire, Marie Sandra Ujeneza et la physiothérapeute Charlotte Vallières Villeneuve.

«Nous sommes un peu les pionnières du sport et nos actions vont sûrement profiter à la prochaine génération de joueuses alors que la FIFA commence à s'intéresser au futsal féminin», ajoute l'attaquante du Rouge et Or.

Julie Dionne, directrice du Service des activités sportives (SAS) de l'Université Laval, explique qu'il revient à la fédération sportive d'aider les athlètes. «Le budget est serré et on ne peut pas venir en aide à des athlètes qui pratiquent le futsal, qui n'est pas un sport officiel dans nos murs même s'ils font partie de l'équipe de soccer du Rouge et Or. C'est la même chose avec nos athlètes qui font du volleyball de plage lors de la saison estivale. Je dois dire que cela m'attriste de voir que dans le cas présent, les joueuses ne sont pas traitées de la même façon que leurs comparses masculins.»

Joëlle avait fait l'équipe d'étoiles du tournoi mondial de Futsal en 2016

©Photo tirée de Facebook

Une médaille comme objectif

Joëlle Gosselin avait réussi à participer au même tournoi en 2016 alors que celui-ci se déroulait au Brésil. Le Canada avait terminé au 4e rang et s'était incliné face à l'équipe hôtesse en demie finale pour ensuite échapper le match pour la médaille de bronze.

«Je pense qu'on sera meilleures avec cette sélection, car elle est composée de joueuses habituées d'évoluer en futsal. Le jeu est très différent du soccer alors que l'emphase est sur l'agilité, le contrôle du ballon et la prise de décision ultra rapide», ajoute celle qui est visiblement fière de cette deuxième sélection et qui est confiante de voir son équipe monter sur le podium.

Voici le lien pour aider Joëlle Gosselin et ses coéquipières à représenter le Canada: https://www.rallyme.com/rallies/12158/roster/12813/jolle-gosselin

L'équipe du Canada lors du tournoi mondial, au Brésil, en 2016.

©Photo tirée de Facebook