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Une Northman Race encore plus impressionnante

Par Pier-Alexandre Lévesque

Publié le 14 mai 2018

Le taux de participation de l’édition 2018 devrait doubler celui de 2017

©Photo gracieuseté

JustRun International, un collectif québécois œuvrant dans l’évènementiel sportif, lancera sa saison 2018 avec la très attendue Northman Race, le samedi 19 mai au Mont-Sainte-Anne. Vous aimez l’époque des bucherons, cet événement est pour vous!

En prenant le départ de la Northman Race, vous devez vous attendre à devoir lancer une hache, à scier un billot de bois ou encore à faire de la drave, tout en parcourant un sentier sinueux. Vous devrez faire preuve d’agilité, d’équilibre et de force. Pour l’olympien et porte-parole pour la région de Québec Marc-André Bédard, «vous allez retourner à vos racines d’antan».

Tout a été pensé à la manière d’autrefois pour cet événement. Les obstacles sont pensés en conséquence du travail que devaient accomplir les bucherons. Marc-André Bédard, qui a créé le design du parcours, a étudié pendant 9 mois ce qu’était la vie par le passé afin de s’en inspirer pour le concept de la course.

Seules les rondelles de bois ne sont pas l’œuvre des mains de Marc-André Bédard.
Photo Métro Média – Pier-Alexandre Lévesque

L’an dernier, près de 800 coureurs ont parcouru les kilomètres. Cette année, l’organisation s’attend à recevoir 1 400 coureurs, un chiffre «extraordinaire» selon Marc-André Bédard. Il y aura trois volets de la Northman Race. Un premier au style plus participatif donnant la chance de relever un défi personnel. Le second, un volet compétitif, se déroulera en après-midi et les différents gagnants de cette vague auront la chance de se classer pour le championnat mondial de course à obstacles. Nouveauté cette année, le défi ultime Northman Marathon, où les participants devront parcourir une distance de 42km tout en affrontant les obstacles mis devant eux.

Des médailles faites de main d’homme

Il va de soi que les médailles remises aux participants soient dignes du temps des bucherons. Marc-André Bédard les confectionne à partir de son atelier. «Les morceaux de bois ont été soigneusement choisis. Les imperfections rendent les médailles encore plus uniques», indique celui qui illustre les récompenses au fer chaud en les enduisant par la suite de vernis.

Après une carrière en biathlon, allant même jusqu’aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010, Marc-André Bédard, surnommé «Northman» au sud de la frontière canadienne en raison de sa chemise à carreaux et de sa barbe, se dit fier de la course nommée en l’honneur de son sobriquet. «Mon grand-père a travaillé dans un camp de bucherons. Je suis heureux de pouvoir inspirer les gens à vivre de leurs mains le temps d’une course, c’est un peu comme revenir dans le temps», termine celui qui court encore pour garder la forme. 

Marc-André Bédard, originaire de Québec, travaille de ses mains pour confectionner les médailles qui seront remises aux participants

©Photo Métro Média – Pier-Alexandre Lévesque