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Des blessures ralentissent Sébastien Fortier

Équipe canadienne paranordique


Publié le 3 octobre 2018

Au total, les 32 périodes d’entraînements se sont étalées sur une période de 17 jours.

©(Photo gracieuseté)

SKI DE FOND. L’athlète paralympique de ski de fond, Sébastien Fortier, qui réside dans le quartier Limoilou, revient d’un séjour de 17 jours en Nouvelle-Zélande, en août, pour un entraînement pré-saison. Membre de l’Équipe canadienne de ski paranordique, une blessure au dos l’incommode depuis quelques semaines et tarde à guérir.

Sébastien Fortier avoue qu'aller en Nouvelle-Zélande a été une bonne décision, puisque l’entraînement était moins difficile que celui de ski à rouettes. «C’est un camp qui a été très exigeant avec les 32 entraînements. Depuis deux ans, la direction de l’Équipe canadienne de ski investit un peu plus dans ces camps. C’est difficile de compétitionner avec les meilleurs au monde qui ont des commanditaires, beaucoup d’équipements et qui peuvent participer à plusieurs périodes d’entraînement. Si tu ne fais rien, tu compétitionnes et ce n’est plus à armes égales à un moment donné.»

L’athlète de Québec déplore qu’il n’y ait rien de comparable ici. «En Europe, tu peux aller sur des glaciers, mais c’est plus ou moins accessible aux personnes en fauteuil roulant. Il y a aussi des tunnels d’entraînements, mais d’une longueur d’un kilomètre. Si tu fais un 40 km, cela fait beaucoup d'aller-retour.»

Quant à l’entraînement d’été au Canada, il est possible d’en faire dans l’Ouest canadien. «Il y en a qui vont sur des glaciers en Alberta, mais il faut faire des randonnées pédestres avec tes skis sur le dos. Ce n’est pas évident. D’autres sont en altitude, mais je ne me qualifie pas pour le moment pour que l’équipe m’amène, car cela coûte trop cher.»

Objectifs

Il compte commencer l’entraînement local à la forêt Montmorency le 26 octobre grâce à la neige artificielle. «Je vais voyager là de cinq à six fois par semaine.» Sébastien Fortier indique qu'il ira au centre d’entraînement national à Canmore en Alberta vers la fin novembre.

«Je me prépare pour une Coupe du monde en Finlande en décembre, avec l’équipe nationale de ski de fond canadienne composée de 22 personnes incluant les accompagnateurs. Par contre, nous n’irons pas en Suède en janvier. Suivra le Championnat du monde en Colombie-Britannique en février.» Il ajoute que certains athlètes seront sélectionnés pour représenter le Canada au Japon un peu plus tard.

Il avoue que son expérience aux Jeux paralympiques d’hivers de PyeongChang en mars dernier a été particulière. «J'en étais à mes troisièmes jeux. En 2010, j’avais 23 ans et je m’étais qualifié en janvier pour participer à ceux de Vancouver deux mois plus tard.» Les blessures l’ont amené à se questionner sur une éventuelle participation aux Jeux paralympiques après ceux de Sotchi en 2014.

Il souhaite être du nombre des représentants canadiens lors de ceux de Beijing, en Chine, en 2022.