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Un grand nom pour le Granfondo

Icône du cyclisme, Bernard Hinault est le président d'honneur


Publié le 7 août 2015

VÉLO. La 7e édition du Granfondo Garneau-Québecor aura lieu le 9 août prochain. Près de 3000 cyclistes pédaleront les 118 km qui séparent les villes de Trois-Rivières et de Saint-Augustin-de-Desmaures pour la cause des Petits Frères du Québec, l'organisme venant en aide aux personnes âgées seules.

En marge de l'événement, Louis Garneau et le président d'honneur Bernard Hinault ont rencontré les médias en conférence de presse.

M. Hinault n'a plus besoin de présentation dans le monde du cycliste. Il a remporté cinq fois le prestigieux Tour de France, trois fois le Gino d'Italie et deux fois le Tour d'Espagne. L'homme âgé de 60 ans dit adorer s'impliquer dans des causes du genre.

Louis Garneau a révélé quelques anecdotes sur sa relation avec le président d'honneur. «Je suis fier qu'il ait accepté de s'impliquer. Quand je lui ai parlé de la fondation, on a tout de suite connecté. C'est mon idole. Je me rappelle qu'une fois, il était venu à la maison. J'avais aussi invité quelques amis cyclistes et nous étions tous là à boire ses paroles.»

Celui qui gère les relations publiques du Tour de France aura la chance de pédaler sur un vélo jaune flambant neuf conçu sur mesure pour lui. «Tout le monde sera habillé en jaune, pour lui rendre hommage», lance M. Garneau.

Un bel avenir pour son sport

Difficile de ne pas interroger une icône du cyclisme sur les nombreux cas de dopage des dernières années, un véritable œil au beurre noir pour le sport.

«Il y a eu une période noire, celle de Lance Armstrong [la légende dépouillée de ses sept maillots jaunes pour cas de dopage]. Je n'ai pas peur de le dire: notre sport est le plus propre. Si on fait les mêmes tests aux autres sports, il pourrait y avoir des dégâts.»

Il a donné quelques exemples, notamment sur le joueur de tennis français Richard Gasquet: «Il embrasse une fille et il est testé positif à la cocaïne... Il faut arrêter de se foutre de la gueule des gens.»

Il est également choqué que le cyclisme soit associé au dopage, tandis que d'autres sports ne font pas des contrôles approfondis. «Le Comité international olympique (CIO) ne fait pas son boulot. Pourquoi 200 athlètes se font prendre pour dopage et on sort les noms des 50 cyclistes? Où sont les autres? Ils jouent au basket et au football. Du moment qu'ils prennent du pognon, le CIO s'en fout.»

Le mois dernier, Armstrong l'a accusé de s'être dopé au cours de sa carrière. Questionné à ce sujet, le principal intéressé a répondu qu'il a toujours été très propre. «J'ai passé tous les tests sans souci, mais il aime bien se faire de la publicité», dit-il, sourire en coin.

Maintenant, il ne se dit plus inquiet pour le futur de son sport. Au contraire, il est en santé. Il espère que les coureurs le soient aussi.

Québec Hebdo