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Marc Durand propose un volume retraçant la naissance du hockey à Québec

La Coupe à Québec : Les Bulldogs et la naissance du hockey


Publié le 11 novembre 2012
Marc Durand pose avec une réplique d’un chandail des Bulldogs de Québec et son livre «La Coupe à Québec : les Bulldogs et la naissance du hockey».
(Photo Denis Fortin)

«Peu d’amateurs le savent, mais l’histoire du Québec Hockey Club, mieux connu par la suite comme étant les Bulldogs de Québec, est le deuxième club de hockey à voir le jour sur la planète en 1878, précise dans un premier temps Marc Durand. Il a vu le jour un an après le Hockey Club de McGill à Montréal. Les Bulldogs ont évolué à Québec pendant 42 ans jusqu’en 1920 avant de disparaître pour de bon. Mon idée initiale était de faire connaître cette histoire par le biais d’un documentaire télévisuel. Comme je n’ai pas trouvé d’archives télévisuelles sur le sujet, j’ai bifurqué vers l’écriture de ce volume. Le projet a pris forme après une rencontre d’une couple d’heures en 2008 avec le fils de Joe Malone, un joueur vedette de cette époque.»

À la suite de cette discussion à bâtons rompus avec Joe Malone Jr, alors âgé de 84 ans, le journaliste estime qu’il possède assez de matériel pour débuter la rédaction de ce qui est devenu «La Coupe à Québec : Les Bulldogs et la naissance du hockey.»

«Je suis par la suite allé rencontrer Denis Angers de la Commission de la Capitale-Nationale du Québec, qui a été emballé de s’associer à moi pour la rédaction d’un tout premier livre dédié aux sports qui ont marqué Québec. La rédaction du volume a nécessité trois ans de travail les soirs, les fins de semaine et lors de mes journées de congé, car je continuais mon emploi à Radio-Canada. Je suis très fier du produit final. Je recommencerais une telle expérience demain matin. Je prendrais toutefois une année sabbatique pour compléter le projet. Pour un fervent de sport comme moi, j’ai découvert des choses sur les Bulldogs qui avaient tombé dans l’oubli. Pour une raison que j’ignore, les historiens ont toujours négligé Québec par rapport à son histoire sportive», d’ajouter l’auteur.

Ce que Marc Durand a particulièrement apprécié à la suite de ses recherches pour rédiger son volume, c’est qu’il a pu mettre des faits, des mots et des dates sur des éléments qui ont marqué l’histoire du hockey à Québec.

«Parce qu’il était le soigneur des Bulldogs, j’ai appris que le premier olympien de la région de Québec a été Dave Béland, ce franco-irlandais qui a représenté le Canada aux 100 mètres des Jeux olympiques de Londres de 1908. On apprend aussi que le premier match opposant les équipes de Montréal et de Québec en 1880 à Montréal n’a pas été joué parce que les deux équipes ne s’entendaient pas sur le nombre de joueurs en même temps sur la patinoire, Montréal en voulant huit ou neuf et Québec sept. L’année suivante, le match a finalement eu lieu à Québec, les locaux l’emportant 2-0», de préciser encore le résident de Stoneham.

Anecdotes et faits historiques

L’histoire du hockey à Québec est remplie d’anecdotes et d’histoires toutes plus intéressantes les unes que les autres. On apprend ainsi que le surnom de Bulldogs a été donné au Québec Hockey Club par un journaliste d’Ottawa qui en avait marre que la formation de Québec remporte ses matchs en y allant de poussées tardives dans la rencontre.

Pour parfaire ses connaissances sur l’histoire des Bulldogs, Marc Durand a rencontré une quinzaine de descendants de joueurs de l’équipe. Il y a même une fille de Québec, Catherine McKenna, qui l’a contacté pour lui faire part qu’elle pensait que son grand-père, Walter Rooney, avait déjà joué pour les Bulldogs.

«J’ai effectué des recherches et je lui ai dit que son grand-père avait gagné la Coupe Stanley et qu’il avait même compté un but en finale. Elle était très fière d’apprendre cela. J’ai également appris que le salaire des joueurs des Bulldogs en 1910 pouvait atteindre 5 000 $ par an, soit deux fois plus que le salaire du premier ministre du Canada de l’époque. Quand la Première Guerre mondiale est arrivée, les salaires ont chuté puisqu’il était bien difficile d’attirer des gens dans les estrades pour les parties. Finalement, Québec a été l’instigateur de nombreux règlements encore en vigueur de nos jours. Je pense notamment à la présence d’un filet en 1899 à la suggestion de Franck Stocking et de numéro sur les chandails, de jouer à six joueurs, de jouer trois périodes de 20 minutes plutôt que deux de 30 minutes et de la mise en place du système de passes», de conclure Marc Durand.

Il est possible de se procurer «La Coupe à Québec : les Bulldogs et la naissance du hockey» publié par les Éditions Sylvain Harvey et la Commission de la Capitale-Nationale du Québec dans toutes les bonnes librairies au coût de 29,95 $.

Groupe Québec Hebdo