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Sylvie Fréchette accueillie en véritable héroïne

La Silleroise rentre au Québec après avoir réalisé son rêve de vaincre l'Everest


Publié le 2 juin 2008

La Silleroise Sylvie Fréchette, deuxième Québécoise à avoir vaincu l'Everest, a été accueillie en véritable héroïne à son arrivée à l'aéroport de Québec, hier soir. Une centaine de personnes dont son conjoint et ses trois filles lui ont démontré toute leur admiration ce qui a évidemment donné lieu à des retrouvailles fortes en émotions.

L'alpiniste, qui avait devancé son arrivée d'une semaine par rapport au plan de match initial, a fait son apparition tout juste avant 21h, sous des cris et des applaudissements bien nourris. Visiblement surprise de l'ampleur du comité d'accueil réuni à l'aéroport, elle s'est empressée de serrer bien fort ses trois filles dans ses bras.

Sylvie Fréchette a atteint le sommet de l'Everest le 21 mai autour de 8h du matin, heure du Népal. Et la principale intéressée admet sans détour que la montée finale n'a pas été de tout repos. «La dernière heure a été très difficile et à un certain moment, j'ai presque manqué d'énergie, mentionne-t-elle. J'ai alors demandé de l'aide à mon père et à ma sœur jumelle qui sont décédés et à partir de là j'ai comme été portée jusqu'en haut. C'est un sentiment difficile à expliquer.»

Mais ces difficultés ne l'ont pas empêchée de goûter pleinement la réalisation d'un rêve qui lui a demandé bien des efforts et des sacrifices. «J'ai passé environ trois quarts d'heure au sommet et j'ai essayé de l'apprécier le plus possible mais c'était souffrant, raconte l'alpiniste de 44 ans. C'était vraiment à couper le souffle dans tous les sens du mot.»

Après un tourbillon médiatique qui devrait durer quelques jours, Sylvie Fréchette entend prendre le temps de refaire ses énergies, elle qui estime avoir perdu une quinzaine de livres au cours des dernières semaines. Elle veut ensuite donner un élan à sa carrière de conférencière. «Je me sens soulagée et je ressens beaucoup de fierté, car ça fait deux ans que je m'investis dans cette aventure, affirme-t-elle. Maintenant je veux partager ma passion avec les gens et les inspirer à passer à l'action et à aller au bout de leurs rêves.»

Et quant à sa carrière d'alpiniste, la Silleroise n'a pas de plan précis, mais elle aimerait bien entrer dans le club sélect de ceux qui ont réalisé les sept sommets, soit la plus haute montagne de chacun des sept continents. Ses prochaines expéditions pourraient bien être au mont McKinley en Alaska ou au mont Vinson en Antarctique.