L'Appel
14:26 12 décembre 2019

Philippe Marquis choisit le Colorado pour son après-carrière

Philippe Marquis choisit le Colorado pour son après-carrière
Philippe Marquis affirme avoir délaissé les salles d’entraînement depuis sa retraite, mais il a recommencé à pratiquer plusieurs sports dont le hockey. (Photo Métro Média – Jean Carrier)

SKI. Après avoir officiellement participé à sa dernière compétition sous le drapeau unifolié en février dernier, le Fidéen Philippe Marquis a décidé de prendre la direction des États-Unis afin de devenir entraîner au Club de ski et snowboard de Vale, au Colorado. Une décision qui replonge immédiatement le bosseur dans l’univers du ski acrobatique.  

«Il y a beaucoup de choses qui m’intéressent en dehors du ski et ce n’était pas évident que j’allais me mettre à entraîner tout de suite. J’ai travaillé dans les médias, notamment aux Jeux de Rio et Pyeonchang, et j’ai beaucoup aimé. J’aime créer du contenu et raconter des histoires, mais j’ai reçu une offre que je ne pouvais refuser avec Vale.»

Certaines personnes pensaient que l’athlète, qui a fait ses débuts au centre de ski Stoneham, commencerait simplement à travailler pour l’équipe nationale. «Je m’occupais déjà des médias sociaux pour Freestyle Canada, mais les postes d’entraîneur avec l’équipe nationale sont tous occupés pour l’instant. Avec du recul, cela aurait été un peu rapide alors que je me serais retrouvé à entraîner des gars avec qui je voyageais et faisait du ski il y a quelques mois à peine. J’ai encore une très bonne relation avec l’organisation et je vais tout simplement aller ajouter à mon bagage d’expérience avec le club de Vale», affirme avec conviction l’ancien athlète, qui est maintenant  âgé de 30 ans.

Philippe Marquis termine sur le podium dans une compétition au Japon. (Photo gracieuseté)

Club reconnu

Le Club de ski et snowboard de Vale, qui est situé à environ deux heures de route de Denver, représente une occasion en or pour commencer une carrière d’entraîneur au niveau élite. «J’ai neuf athlètes sous ma responsabilité qui sont âgés entre 15 et 20 ans. Le club possède beaucoup de ressources et c’est un endroit où plusieurs médaillés olympiques ont commencé dont la skieuse américaine Lindsay Vohn. Je suis bien encadré avec le directeur du programme John Dowling et son équipe. J’ai vraiment carte blanche pour entraîner mes athlètes. J’ai toujours dit que j’aimerais redonner à mon sport et je crois que c’est une belle place pour le faire. Je ne ferme absolument pas la porte pour entraîner au Canada, mais j’ai des bonnes conditions pour débuter ici.»

Sacrifices

Le nouvel entraîneur qui a commencé à travailler avec ses protégés depuis plusieurs semaines passera l’hiver au Colorado en vertu d’un visa de travail. Une situation qui n’a pas que des avantages. «Ma copine est encore à Québec, cependant elle est habituée à mon rythme de vie plutôt effréné quand je faisais partie de la formation nationale», affirme le jeune retraité en riant.

Si plusieurs athlètes n’ont aucune option de travail une fois la carrière d’athlète terminée, on peut affirmer que c’est plutôt le contraire pour Marquis qui a l’embarras du choix. «Je me laisse encore cinq ans pour décider ce que je veux faire vraiment. Je ne ferme pas de porte dans aucun domaine et on verra où tout cela va me mener. Pour l’instant, je compte avoir beaucoup de plaisir à Vale.»

Philippe Marquis après une dernière descente symbolique à Stoneham. (Photo gracieuseté – M.-A. L’Allier)

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *