Football
15:19 1 avril 2019

Vincent Desjardins: du football au génie civil

Vincent Desjardins: du football au génie civil
Louis Desjardins, Vincent Desjardins et Marie-Claude Houle sont tous ingénieurs civils. (Photo gracieuseté)

FOOTBALL. Vincent Desjardins a remporté deux fois la prestigieuse Coupe Vanier en plus d’avoir été nommé à deux reprises sur l’équipe d’étoiles canadienne dans les quatre dernières saisons avec le Rouge et Or. Pourtant, c’est un exploit hors terrain qui retient l’attention alors que l’athlète imitera ses parents et deviendra ingénieur civil en avril. 

«J’ai déjà pensé devenir physiothérapeute, mais j’ai opté pour l’ingénierie à l’université. J’ai grandi là-dedans, c’est probable que cela a influencé mon choix. Je ne savais pas quel type d’ingénierie je voulais faire et la décision finale a été le génie civil comme mes parents», avoue le joueur du Rouge et Or.

Même s’il reste quelques examens avant d’obtenir son baccalauréat, Vincent a déjà reçu son jonc d’ingénieur dans une cérémonie auquel ses parents ont assisté. «C’est monnaie courante de faire cette cérémonie avant la graduation, je pense que mes parents étaient fiers. C’est la bague qui m’a demandé le plus d’efforts, elle m’a vraiment fait suer par moment et elle a une place aussi spéciale que celle de la Coupe Vanier. D’ailleurs, je les garde dans le même coffret».

Ne demandez pas à Vincent Desjardins de choisir sa bague préférée, il en est incapable. (Photo gracieuseté)

La carrière de Vincent Desjardins semble déjà toute tracée alors qu’il souhaite travailler dans l’entreprise familiale d’ingénierie dirigée par sa mère, Marie-Claude Houle. «Je connais bien notre firme EBC, qui vient d’avoir 50 ans, j’y ai travaillé comme manœuvre de construction pendant les étés quand j’étais étudiant et c’est aussi là que j’ai fait mes stages. Je souhaite y travailler comme ingénieur, mais pas avant d’avoir tenté l’aventure du football professionnel», certifie le plaqueur défensif.

Plan de deux ans

Vincent, qui revient tout juste du camp national d’évaluation de la Ligue canadienne de football (LCF), a bon espoir d’être repêché. «Je crois que j’ai amélioré ma valeur. Les formations voulaient me regarder avec certaines confrontations spécifiques dans les un contre un et j’ai dû répondre à plusieurs questions sur mon plus petit gabarit comme plaqueur. Cependant, j’ai aimé mes performances ainsi qu’aux tests physiques et je pense qu’il y a des équipes intéressées.»

Le Carougeois doit maintenant attendre l’encan annuel de la LCF, un évènement toujours important pour ceux qui espèrent voir leur nom associé à une équipe professionnelle. «C’est vraiment spécial! Le Rouge et Or organise toujours une soirée où les joueurs de l’équipe sont présents et ta famille est là aussi. J’ai vu la joie que cela peut amener, mais j’ai aussi vu la déception des athlètes qui sont ignorés et je ne veux pas vivre ça.»

Le futur ingénieur se donne une fenêtre de deux ans pour atteindre le niveau professionnel sans quoi, il entamera sa carrière dans la firme familiale.

Rêve de jeunesse

Celui, qui n’a jamais quitté la ville de Québec pour jouer son football alors qu’il a porté les couleurs de Séminaire Saint-François au secondaire et du CNDF au collégial, assure qu’il est prêt pour un changement. «C’est certain que jouer pour les Alouettes de Montréal serait spécial, mais depuis que je suis tout petit que je rêve de jouer à ce niveau et ça ne me dérange pas où je vais aboutir, tant que je suis dans la ligue.»

Advenant le cas où il serait boudé par la LCF, l’athlète a toujours l’option de revenir disputer une dernière saison avec le Rouge et Or. «Je suis quelqu’un qui a toujours peur de manquer quelque chose, je veux tout faire. J’aimerais être aux deux endroits en même temps, mais c’est plaisant de savoir que si ça ne marche pas dans la LCF l’an prochain, je peux toujours revenir défendre notre Coupe Vanier avec le Rouge et Or à Québec.

Vincent Desjardins compense son plus petit gabarit comme plaqueur par une application hors pair des techniques de football. Un joueur complet selon son entraîneur-chef, Glen Constantin, qui a fait son éloge à plusieurs reprises. (Photo gracieuseté – Mathieu Bélanger)

 

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