Sports
00:00 20 octobre 2018

Daniel Sylvain, le maestro du sport

AMBIANCE. Une foule qui entonne We Are the Champion de Queen ou encore Sweet Caroline de Neil Diamond: lors d’événements sportifs, la musique diffusée influence l’humeur et le comportement du public. Et l’un des piliers de l’ambiance à Québec se nomme Daniel Sylvain. Portrait d’un DJ pas comme les autres.

Lorsque Daniel Sylvain voyage pour assister à des événements sportifs d’envergure, il lui arrive de prendre contact avec ses homologues via les médias sociaux afin d’en apprendre plus sur leurs techniques de travail. Il s’est même lié d’amitié avec certains d’entre eux.

(Photo Métro Média – Benjamin Aubert)

Pour le résident du quartier Vanier, l’aventure a débuté chez les Remparts en 2007 après 18 ans dans les discothèques. «Six mois après avoir quitté les bars, j’ai croisé par hasard Carl Labrie qui s’occupait de l’animation au Colisée. Il m’a demandé ce qui se passait de nouveau dans ma vie. Je lui ai dit que je m’ennuyais d’être DJ, mais pas de me coucher à 4h. Comme il cherchait quelqu’un pour les matchs des Remparts, il me l’a proposé», raconte Daniel Sylvain. La proposition incluait aussi les matchs du Blizzard du Séminaire St-François. Depuis, les équipes d’animation du Rouge et Or football, des Capitales et du Tournoi Pee-Wee peuvent aussi le compter parmi leurs membres.

Actif dans différents sports, il considère que son travail change très peu selon la discipline disputée sur le terrain ou sur la glace. «Dès qu’on fait jouer une musique ou un effet sonore, on veut une réaction des partisans. On veut que les gens tapent des mains, qu’ils s’amusent et qu’ils dansent. C’est dans le déroulement que ce n’est pas pareil», explique-t-il, citant notamment en exemple les arrêts fréquents d’une partie de football et les longues séquences de jeu du hockey.

Travail d’équipe

Seul devant son ordinateur pendant les rencontres, Daniel Sylvain assure pourtant que son travail en est un d’équipe. «Le DJ est accompagné d’un annonceur-maison, d’un responsable des reprises vidéos, d’un réalisateur et de caméramans… C’est un gros travail de synchronisation entre tout le monde! » En avant-match, il n’a pas de routine précise, mais il aime arriver deux heures avant le début d’un événement. Il participe toutefois à une réunion afin de faciliter la coordination des promotions du jour.

Pour ce qui est des choix musicaux, il tente d’alterner les styles et doit s’adapter rapidement en fonction de la dernière séquence de jeu. «Je ne mettrai pas du rock lors de trois arrêts de jeu consécutifs. Je vais essayer de mettre de la pop et un peu de franco une fois de temps en temps aussi. Si la chanson que j’avais de prête est hyper joyeuse et que l’adversaire marque, j’ai trois secondes pour me trouver un plan B, même chose si l’arbitre appelle une punition», illustre-t-il.

D’ailleurs, le respect des officiels est aussi à prendre en considération. «Aux Capitales, ça m’est arrivé une fois de passer une chanson pour rire un peu des officiels. On m’a rapidement fait signe que j’avais intérêt à couper le son. Je sais que c’est déjà arrivé au baseball indépendant aux États-Unis qu’un DJ se fasse expulser par un arbitre. Heureusement, ça ne m’est pas arrivé encore!»

Évidemment, la possibilité d’un retour des Nordiques le fait rêver. «C’est sûr qu’on y rêve, mais on est chanceux, on peut déjà offrir de l’animation du même calibre que dans la Ligue nationale de hockey en présentant du hockey junior ici», conclut-il.

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