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18:01 19 juillet 2018

Charles Dubé-Brais: De Rochebelle à la NBA?

Charles Dubé-Brais tente d’atteindre la ligue de basketball par excellence sur la planète à titre d’entraîneur, un tour de force qu’aucun Québécois n’a réussi à accomplir. Cette quête de travailler dans la NBA l’a parachuté aux quatre coins de la planète. 

Les cinq meilleurs joueurs que Charles a vu passé dans la ligue d’été de la NBA sont dans l’ordre: Jayson Tatum (Boston), Donovan Mitchell (Utah), Ben Simmons (Philadelphie), Giannis Antetokounmpo (Milwaukee) et Kyle Anderson (San Antonio).

Photo gracieuseté – ABL

La feuille de route du jeune entraîneur est bien garnie avec des expériences professionnelles comme entraîneur-chef avec les Kebs de Québec, puis sept ans comme assistant-entraîneur avec Nanterre dans la première division du championnat de France où il supervisait aussi l’équipe espoir et la dernière saison dans la ASEAN Basketball League (ABL) en Chine. Il a même remporté le titre d’entraîneur de l’année de la ligue et a mené le Kung Fu de Chongson au championnat de saison régulière.

«Chaque endroit où je suis allé m’a apporté quelque chose au plan personnel et professionnel. Chaque saison, mon bagage d’entraîneur a pris de l’expansion et c’est l’objectif. Tu recherches à t’améliorer à chaque instant que tu passes à coacher et j’aimerais beaucoup amener ma quête de l’excellence dans la NBA.»

La ligue d’été de la NBA

Charles n’est pas tout à fait un néophyte avec la célèbre ligue, il a passé ses trois derniers étés à coacher avec les Spurs de San Antonio (2015-2017) dans la ligue d’été de la NBA. Cette ligue qui sert de développement aux jeunes joueurs repêchés des différentes organisations permet aussi le développement des jeunes entraîneurs. «Premièrement, à ce niveau-là, il n’y a pas de mauvais entraîneurs. Plusieurs équipes profitent de ce temps pour donner des rôles plus importants à des entraîneurs adjoints qui sont  plus effacés avec les équipes dans la vraie saison de la NBA», ajoute le volubile entraîneur.

C’est le cas de la première femme entraîneuse de la NBA Becky Hammon qui a fait ses premiers pas dans la ligue d’été et qui vient d’être promue comme assistante-entraîneuse chez les Spurs. «Je connais très bien Becky et c’est amplement mérité. Elle amène avec elle un grand bagage de connaissance avec son passé de joueuse étoile. Elle n’est pas là seulement pour figurer, ce n’est vraiment pas la façon de faire des Spurs.»

Charles Dubé-Brais était de l’équipe d’entraîneurs qui a remporté la saison estivale de la NBA en 2015 avec les Spurs de San Antonio.

Photo Métro Média – Jean Carrier

De nombreux contacts lui ont permis de trouver du boulot pour la prochaine saison estivale avec les Raptors de Toronto en espérant avoir une opportunité de travail par la suite. «Je n’ai aucun contrat pour l’année prochaine et je suis libre comme l’air. Je vais faire la ligue d’été avec les Raptors et on verra par la suite. Ça ne veut pas dire que je suis prêt à accepter n’importe quoi comme je l’aurais peut-être fait à 20 ans. J’ai une femme et deux jeunes garçons à la maison auxquels il faut que je pense.»

Plusieurs options sont envisagées au cas où aucune offre de la NBA ne viendrait. «La possibilité de retourner en Chine ou en Europe est là, mais j’espère qu’avec mon bagage actuel, ce sera suffisant pour que les Raptors m’offrent une belle occasion de me faire valoir» en spécifiant que d’être associé avec la seule équipe canadienne de la ligue est une coïncidence.

Fibre québécoise

Le principal intéressé comprend l’impact qu’il pourrait avoir sur le basketball québécois. «Quand j’ai gagné le titre d’entraîneur de l’année dans la ABL, j’ai reçu beaucoup de messages d’encouragement de partout dans la province. Je dois dire que n’importe où je pratique mon travail, je consulte régulièrement les sites internet pour savoir où se situent les différentes équipes de la région dans les ligues universitaires, collégiales et scolaires.»

Charles a fait beaucoup de chemin depuis ses premières armes avec le Laser de l’école secondaire De Rochebelle à Québec. Une grande fierté rejaillirait sur le basketball de la région de Québec si Charles parvenait à se hisser dans la ligue où trois lettres font rêver : NBA.   

Charles est encore un excellent franc-tireur ayant réussi 84 lancers du trois points sur 100 avant son entrevue

Jean Carrier


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