Sports
00:00 25 octobre 2018

En route vers l’international, en ski ou à vélo

PORTRAIT. Été comme hiver, le sport est le carburant de Félix-Olivier Moreau. Après avoir remporté pas moins de 22 médailles lors de ses quatre participations aux finales des Jeux du Québec, le jeune athlète natif de St-Ferréol-les-Neiges se dit prêt à passer au niveau supérieur.  

Félix-Olivier Moreau avait été désigné porte-drapeau de la délégation de la Capitale-Nationale à l’hiver 2017.

(Photo gracieuseté)

Nul ne peut toutefois se risquer à prédire, à ce stade-ci, dans quel sport on le verra triompher sur les podiums internationaux. En effet, s’il a remporté autant de médailles, c’est qu’il excelle dans trois disciplines distinctes.

En août dernier, à sa dernière participation aux Jeux du Québec, à Thetford Mines, il a remporté sept prix en vélo de montagne et en cyclisme sur route. Impressionnant direz-vous? C’est qu’il s’en était déjà mérité trois en ski de fond en 2015, neuf dont huit d’or en autant d’épreuves à l’été 2016, puis trois en ski de fond l’hiver dernier.

La fin est aussi le début

«Quand l’hiver se termine j’ai toujours hâte d’aller en vélo et quand c’est l’été qui finit, je veux me lancer sur mes skis. J’aime bien le principe de pratiquer deux sports, car c’est un peu comme  changer de monde à la fin d’une saison», justifie Félix-Olivier.

Malgré deux courtes semaines de repos au début de l’automne, la course à pied, le ski à roulette et la musculation sont désormais inscrits à l’horaire de l’athlète. Pour l’instant, ce sont en effet les préparations en vue de la saison de ski de fond qui occupent le plus clair de son temps. Il n’entend pas ranger son vélo pour autant, lui qui estime qu’il ne sera pas capable de faire un choix, tant qu’il aura du plaisir et que sa forme physique le lui permettra.

«C’est tout un engagement, mais je pense que je suis encore à un âge où je peux pratiquer les deux sports en ayant du fun», affirme-t-il, confiant que l’avenir saura le guider dans ce dilemme. Contrairement à d’autres, il est loin de voir son caractère multidisciplinaire comme une nuisance. Pour lui, il s’agit plutôt d’une complémentarité qui lui permet d’être un athlète encore plus complet sur le plan physique.  

«Chaque année, je commence avec un peu de retard par rapport aux autres de mon âge, mais je vis très bien avec ça. C’est juste un défi supplémentaire pour moi qui ne fais pas les camps d’été en ski sur les glaciers», déclare-t-il, tout de même conscient qu’il devra redoubler d’ardeur pour être fin prêt en décembre prochain, pour l’une des courses les plus importantes de toute la saison. 

Étant plus jeune, Félix-Olivier Moreau éprouvait de la difficulté à demeurer concentré à l’école et le sport représentait alors pour lui un moyen d’évacuer son surplus d’énergie.

(Photo gracieuseté – Michel Guillemette)

Une saison cruciale pour aller plus loin

Félix-Olivier continue cet hiver, son ascension vers les plus hauts sommets, lui qui aspire à une carrière à l’international.

La saison commencera en force, avec  les qualifications à Whistler en vue des championnats du monde, mi-décembre. Ne lui reste donc que deux mois pour s’y préparer, puisqu’ils se tiendront en Finlande, fin janvier. Une sélection pour les mondiaux lui assurerait sa place en février aux Jeux du Canada, en Alberta. Or, ce n’est pas joué d’avance, parce que le prodige serait l’un des seuls sinon le seul à faire partie de la compétition haut niveau à un si jeune âge.

«J’ai participé à ces sélections l’hiver dernier, parce que c’était dans ma cour, au Mont-Sainte-Anne. J’ai réussi à finir 15e contre des gens plus vieux de quatre ans et beaucoup plus développés physiquement», se souvient celui qui a passé à seulement trois positions d’accéder aux mondiaux en 2017.

Pourtant, ces sommets ne lui semblent pas si inatteignables, lui qui a eu la chance de naître dans un environnement propice à l’activité physique, en plus de côtoyer régulièrement des athlètes de haut niveau. Sa mère, Marie-Odile Raymond, a elle-même participé aux Jeux olympiques d’hiver de Nagano, en 1998, dans la même discipline que celle que pratique son fils. Pour leurs exploits sportifs, le fondeur Alex Harvey et la cycliste Simone Boilard sont d’autres inspirations pour lui.

«Ils me montrent que tout est possible, car je me dis que s’ils sont capables, je peux aussi bien performer qu’eux», aspire Félix-Olivier,  qui prévoit manquer plusieurs heures de sa dernière année à l’école du Mont-Sainte-Anne pour se consacrer à sa passion.

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