Sports
02:16 24 juillet 2016

Julie Leclair deuxième meilleure «pôleuse» au pays dans sa catégorie

PÔLE FITNESS. Après de nombreuses blessures et de nombreux sacrifices, Julie Leclair, co-propriétaire du Studio Parallèle, situé sur la Côte de la Pente-Douce, s’est méritée la deuxième place dans la catégorie semi-professionnelle, au Championnat Canadien de Pôle Fitness. «C’est irréel», sont les seuls mots qui lui sont rapidement venus à l’esprit, quelques heures après sa performance.

La jeune athlète est passée par toutes sortes d’émotions après sa victoire au Championnat de Pôle Fitness du Québec. À quelques semaines de la compétition qui avait lieu aujourd’hui, à Toronto, elle a considéré abandonner et ne pas se présenter au championnat. «J’étais épuisée physiquement et mentalement, je n’ai pas beaucoup de temps libre dans ma vie pour penser à moi», explique celle qui jongle entre le travail, les cours de pôle fitness qu’elle donne dans son studio, l’entraînement et les spectacles qu’elle donne deux fois par semaine. La raison qui l’a poussée à participer malgré tout: la peur du regret. «Je savais que si je n’y allais pas, j’allais regretter».

 

Finalement, elle ne regrette pas son choix de s’être rendue à Toronto pour l’évènement. «J’ai vraiment senti que j’avais donné le meilleur de moi-même. Je n’aurais pas pu faire mieux», s’est réjouit Julie, une fois l’effervescence de sa victoire passée.

 

En raison de ses récentes blessures, Julie était très nerveuse le matin de la compétition. Mercredi, soit 3 jours avant le championnat, une blessure musculaire à la jambe l’empêchait de réussir tous ses mouvements à la perfection et jeudi, elle a dû consulter un spécialiste pour une douleur au cou. «Ces deux blessures-là me faisaient un peu peur», admet-elle.

Se sacrifier pour son sport

Le pôle fitness demande à Julie tout son temps, et plus encore depuis qu’elle a commencé à le pratiquer, en 2012. Elle enseigne le pôle de quatre à sept heures par semaine, fait deux spectacles par semaine et plus de s’entraîner de trois à quatre heures. «Ça fait beaucoup d’heures de pôle!», résume-t-elle, sans oublier qu’elle occupe également un emploi à temps plein.

 

Heureusement, elle reçoit beaucoup de support et d’encouragement de la part de ses proches et de ses collègues de travail. «Toute la journée, j’ai reçu plein de messages sur Facebook, des messages textes et même des vidéos. Je me sens vraiment supportée», explique Julie.

 

Le pôle fitness est un sport de plus en plus pratiqué, même s’il peut encore être perçu de façon négative par certaines personnes. Au Québec, il n’existe qu’une seule compétition reconnue à ce jour, mais les amatrices de ce sport qui sont prêtes à se déplacer aux États-Unis peuvent facilement participer à quatre ou cinq compétitions chaque année.

Marie-Pascale Fortier


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