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18:30 2 février 2018 | mise à jour le: 2 février 2018 à 18:30 Temps de lecture: 3 minutes

Samba brésilienne: Québec représentée au Carnaval de Rio

Laeticia Mogène, danseuse professionnelle et propriétaire du Studio Dance Connection et de l’agence Diva’s Productions, s’envolera bientôt pour Rio de Janeiro afin de performer auprès des meilleurs danseurs de l’école Renascer de Jacarepaguà

Les danseuses québécoises seront au Brésil du 2 au 10 février.

Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier

Pour plusieurs, le Carnaval de Rio ne représente qu’une célèbre fête brésilienne. Pour les danseuses de samba qui y participent, il s’agit d’un réel défi physique et psychologique. «On est évaluées sur la danse, le chant, l’apparence générale, le costume… C’est hyper exigeant», expose l’entrepreneure qui pratique ce sport depuis l’âge de 13 ans.

«Ça représente beaucoup d’entraînement. On porte des souliers très hauts pendant un défilé où on danse en continu pendant 50 minutes à quarante degrés Celcius, sans eau», d’ajouter Laeticia, qui compare le Carnaval à des Olympiques de la samba.  

Il s’agit de la toute première fois que des écoles du Brésil ouvrent leurs portes à des athlètes de l’international. La douzaine de Québécoises qui y ont été invitées doivent bien s’entraîner pour atteindre un niveau comparable à celui des Brésiliennes qui s’y mettent toute l’année pour être consacrées championnes de ce carnaval, l’un des plus importants à travers le monde entier.

Laeticia, qui pratique la samba depuis 2012, sera accompagnée de quelques élèves, de son adjointe Karina Mirande et de Mel Souza Cunha, sa professeure de l’Académie Samba Jeri, à Montréal. Elles pourront y suivre des classes techniques auprès de grandes muses tout au long de la semaine, avant le défilé du 9 février.

Faire sa place

Si le monde de la danse est un milieu très fermé, c’est une fierté pour la jeune femme d’avoir emprunté des chemins différents que celui des danseurs connus du Québec.

«Je suis différente dans ma façon de faire. J’offre une polyvalence de styles dans un esprit de partage et de communauté», explique la jeune entrepreneure, qui s’est beaucoup fait connaître par les médias sociaux où plusieurs personnes ont suivi son parcours et son évolution. «Je suis sortie des sentiers battus et j’ai travaillé dur pour faire mon nom. Il faut du caractère pour passer par des chemins différents», mentionne-t-elle.

Dès l’âge de 13 ans, elle s’est formée en hip-hop, en dancehall et en danse africaine. Pour élargir ses connaissances, Laeticia a suivi une formation en contemporain à l’École de danse de Québec. Est venue ensuite la samba brésilienne, il y a quelques années. On retrouve tous ces styles, et bien d’autres, dans les murs de son studio situé à Limoilou. 

Laeticia Mogène ira danser la samba auprès des plus grandes danseuses.

Photo TC Media – Marie-Pascale Fortier

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