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16:39 8 juin 2017 | mise à jour le: 8 juin 2017 à 16:39 Temps de lecture: 3 minutes

Ça se pratique comment un cowboy?

RODÉO. Aux États-Unis, les monteurs de chevaux et de taureaux sauvages n’ont pas de saison morte pendant l’hiver. Au Québec, la saison est plus courte et les occasions pour les monteurs de se pratiquer sont minces en dehors des rodéos compétitifs.

La monte de chevaux sauvages est l’une des disciplines de rodéo présentées.

(Photo gracieuseté)

Toutefois, les monteurs ont plusieurs façons de se préparer à affronter les bêtes. Sur un dummy, qui imite les mouvements de ruades des chevaux ou des taureaux, ils peuvent pratiquer leur technique et leur posture. «Par contre, ce n’est pas comparable à la force d’un cheval et l’adrénaline que tu ressens. Il n’y a rien qui peut te préparer à ça», explique Dave Boissonneault, un monteur de chevaux sans selle âgé de 19 ans.

Il existe trois disciplines de broncage différentes: la monte de cheval avec selle, sans selle et la monte de taureaux sauvages. Les techniques sont complètement différentes pour chacune, explique Dave Boissonneault.

La préparation pour un rodéo passe beaucoup par la préparation mentale. «C’est beaucoup de visualisation, tu t’imagines sur le cheval. Il y a rien de plus mental que ça. Tu as tellement de choses à penser en 8 secondes, qu’il ne faut pas que tu aies à y penser», essaie d’expliquer le jeune cowboy.

«C’est 80 à 90% mental. Tu n’as pas le choix de te voir gagner pour réussir», ajoute Joey Tardif, président de l’Équipe de rodéo du Québec.

D’ailleurs, il ne croit pas qu’il y ait une grande différence entre les monteurs américains et les monteurs canadiens. «Pour notre niveau, on a des cowboys qui se qualifient pour les États-Unis et ils performent très bien», explique-t-il.

Des cliniques pour s’entraîner

Il est évident qu’il faut beaucoup d’organisation pour que ce soit sécuritaire de se pratiquer sur une bête. Il faut des cavaliers de secours pour protéger les monteurs de chevaux et des «bullfighters» pour protéger les monteurs de taureaux.

Joey Tardif, président de l’Équipe de rodéo du Québec

(Photo gracieuseté)

À Saint-Tite, au mois de mai, il y a une école de rodéo pour pratiquer avant que la saison recommence. Là-bas, les monteurs sont filmés et ils peuvent voir les points à travailler au cours de la saison. Dave Tardif, le frère de Joey Tardif, utilise son manège intérieur, situé près de Thetford Mines, pour organiser des cliniques de rodéo où les monteurs peuvent s’entraîner pendant l’hiver.

Le président de l’équipe de Rodéo estime toutefois qu’il est primordial que les monteurs se tiennent en bonne forme physique pendant la saison morte. «Physiquement, ils sont plus en forme au début de la saison parce qu’ils n’ont pas cumulé de blessures, mais ils sont parfois rouillés», explique-t-il.

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