Beauport Express
22:18 8 mars 2017 | mise à jour le: 2 juillet 2019 à 17:35 temps de lecture: 3 minutes

Kim Lamarre et l’expression «bonne pour une fille»

SPORTS EXTRÊMES. Trop souvent, les jeunes filles abandonnent leur sport favori, au cours de l’adolescence, pour différentes raisons. Un bon moyen pour diminuer ces rêves abandonnés serait de s’inspirer du parcours de femmes, comme Kim Lamarre, qui rayonnent à l’échelle internationale.

Kim Lamarre est un modèle à suivre pour les sportives des générations à venir.

(Crédit photo – Joc Cadieux)

Il y a trois ans, en février 2014, le nom de cette enfant du Lac-Beauport a bondi dans l’actualité sportive, lors de son étonnante conquête de la médaille de bronze en slopestyle en ski, aux Jeux olympiques de Sotchi.

Les mois, voire les années qui ont précédé sa présence sur la troisième marche du podium à la suprématie du sport amateur, ont été éprouvantes pour l’athlète aujourd’hui âgée de 28 ans.

Des blessures lui ont coûté sa place sur l’équipe nationale canadienne. De ce fait, elle a été obligée de financer ses déplacements et son entraînement par ses propres moyens.

Un débat qui revient souvent, c’est la couverture médiatique sportive, où les hommes jouissent d’un meilleur suivi que leurs compatriotes féminines. De plus, les bourses de performances sont parfois inégales, et le défi de trouver les commanditaires n’est pas le même pour les deux sexes.

«Personnellement, je trouve les femmes qui font du sport très inspirantes. Il est beaucoup plus difficile pour une femme de vivre professionnellement de son sport», a lancé Kim Lamarre, qui admet qu’une couverture médiatique plus égale aiderait. Davantage de couverture augmenterait l’intérêt du public, ce qui faciliterait la quête de dénicher des contrats publicitaires.

Selon elle, il faudrait cesser de comparer les performances des athlètes du même sport, puisque leurs anatomies sont très différentes : «Il faut être fière et en parler positivement au lieu de faire des commentaires tels que ‘‘C’est vraiment bon pour une fille’’ ou ‘‘Les filles font rien comparativement aux gars’’, etc. Toujours des commentaires qui rabaissent les filles dans notre sport.»

Sur une note plus positive, au cours de sa carrière, personne n’a encouragé Kim Lamarre à abandonner son sport, bien au contraire. Une femme qui brille de tous ses feux en sports-extrêmes, cela attire les regards : «Je crois que nous gagnons le respect et que nous impressionnons les gars», dit-elle avec le sourire.

Sa plus grande satisfaction, c’est de surpasser ses limites et de pratiquer son sport favori beaucoup plus longtemps qu’elle ne pouvait l’imaginer.

En terminant, aurait-elle des conseils à donner aux jeunes filles pour les pousser à persévérer dans leur discipline favorite? «Oui. Même si c’est difficile à faire, il ne faut pas écouter les standards de la société, c’est de la merde. Une femme forte, c’est super beau. N’abandonnez pas vos rêves pour les autres, être différente, c’est super!»

Québec Hebdo

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