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20:33 9 août 2017 | mise à jour le: 9 août 2017 à 20:33 temps de lecture: 4 minutes

Les deux passions de Charles Fortier

BASKET. Retraité du basket professionnel depuis 2010, Charles Fortier, qui œuvre maintenant dans le monde des finances, n’est jamais bien loin du parquet, endroit où l’Amossois a ébahi entraîneurs, coéquipiers et rivaux lors de la première décennie du 21e siècle.

Les finances et le basket, les deux passions de Charles Fortier.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

Tout d’abord, de 2000 à 2005, il a fait ses preuves avec le Rouge et Or de l’Université Laval, où le programme a remporté quatre titres provinciaux consécutifs grâce aux prouesses de Fortier et de ses potes Dominique Soucy, Jean-Philippe Morin, Samuel Audet-Sow et Marc-Antoine Horth.

Avec le Rouge et Or, le garde portait le #22.

(Photo gracieuseté – Rouge et Or)

«Initialement, je désirais aller aux États-Unis, mais Jacques Paiement, qui a été mon premier coach à Amos, arrivait à Laval. Je voyais que le noyau était bon. J’avais envie de joindre un programme florissant», se souvient l’homme aujourd’hui âgé de 37 ans.
Puis, un an après la fin de son stage universitaire, la naissance des Kebs de Québec, un club professionnel mineur, lui offre une nouvelle vitrine pour pratiquer sa passion : «En dépit du fait que l’organisation était complètement désorganisée, je retire beaucoup de positif de mon passage avec les Kebs : j’ai pu prolonger ma carrière, voyager et parfaire mon anglais», dit celui qui «pourrait écrire un livre» racontant des anecdotes rocambolesques.

Malgré ces distractions, il ne manque pas l’occasion de faire écarquiller bien des yeux. En 2008, le petit gars de l’Abitibi, ayant grandi dans une ville comptant près de 13 000 âmes, a bien failli se retrouver au camp des Wizards de Washington, franchise du meilleur circuit au monde qu’est la NBA. Il était tombé dans l’œil d’un recruteur de la capitale américaine, qui lui avait demandé de lui envoyer des vidéos de ses meilleurs moments en retour d’une possible invitation, qui n’est cependant jamais venue.

Charles Fortier pose devant ses diplômes bien en vue dans son bureau.

(Photo TC Media – Charles Lalande)

«C’est tombé à l’eau en raison du nombre limité d’invitations. Je savais que je n’allais jamais jouer [sur une base régulière] dans la NBA, mais juste de participer à ce camp, ça aurait été fou», a-t-il admis dans une généreuse entrevue.

Au fil des années, ses occupations à titre de conseiller financier, sa fille Maëva et ses maux de dos récurrents l’ont contraint à vêtir plus souvent sa chemise et sa cravate que son uniforme des Kebs.

Membre fondateur de Planica Services Financiers, il est responsable du développement corporatif pour entrepreneurs et professionnels de la santé au sein du cabinet. Certes, sa deuxième carrière est totalement différente que de rentrer le ballon orange dans le panier adverse devant une foule qui l’acclame, mais elle est tout aussi stimulante, répond-il.

Monsieur le président!

Charles Fortier sans le basketball, ce n’est pas Charles Fortier. Après avoir accroché ses souliers, il a accepté un poste d’adjoint dans le giron du Blizzard du Séminaire Saint-François avant de devenir, en 2015, le président du conseil d’administration du programme de l’Université Laval.

Au moment de son embauche, son alma mater peinait à s’illustrer sur la scène provinciale. Le dernier titre des gars remonte à 2008. «Nous avons de bons athlètes, du talent et de la profondeur, mais il manque quelque chose entre les deux oreilles. Il faut que ça décolle», croit celui qui réitère sa confiance envers l’entraîneur-chef Jacques Paiement fils.

Fortier en compagnie de Guillaume Giroux, pilote de la formation féminine.

(Photo gracieuseté – Rouge et Or)

Du côté des filles, elles ont remporté 11 titres provinciaux en 12 ans entre 2000 et 2011. Depuis, McGill en a aligné six. Au printemps dernier, les filles du Rouge et Or se sont inclinées en finale canadienne contre leurs rivales montréalaises. «Cette expérience et le bon travail de recrutement du coach Guillaume Giroux devraient nous permettre de remporter un titre canadien d’ici cinq ans», prédit le président.

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