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11:00 4 juillet 2017 | mise à jour le: 4 juillet 2017 à 11:00 Temps de lecture: 3 minutes

SciencePerfo continue sa révolution

SCIENCEPERFO. Dans les sous-sols du PEPS de l’Université Laval, le réseau cellulaire est faible, le bruit est presqu’inexistant, mais il y a là quatre hommes de la région qui révolutionnent le sport par l’entremise de la science. 

Léandre Gagné-Lemieux et Maxime Provencher, deux des quatre têtes de SciencePerfo.

Photo TC Media – Charles Lalande

En 2016, Léandre Gagné-Lemieux, Simon Laurendeau, Mathieu Germain-Robitaille et Maxime Provencher lançaient SciencePerfo après y avoir travaillé pendant plus de deux ans. Leur invention : un capteur qui permet de calculer l’efficacité de chacune des poussées du patineur.

Au cours de la dernière année, le quatuor s’est promené aux quatre coins du Québec et de l’Est du Canada, en plus de décrocher quelques contrats en Europe.

«Nous avons testé plus de 500 joueurs de tous les âges, de sorte que notre banque de données nous permet maintenant de dresser le profil moyen d’un hockeyeur selon son groupe d’âge», explique Léandre Gagné-Lemieux, biomécanicien, kinésiologue et préparateur physique pour les athlètes de haut niveau.

En plus de faire affaires avec l’élite du hockey mineur, bon nombre de patineurs de la LHJMQ et des circuits professionnels ont sollicité SciencePerfo.

En analysant le départ, la pointe de vitesse, la phase de patinage et le temps enregistré lors des tests, les quatre cerveaux ont créé neuf profils différents : explosive, push, power, quickstarter, finisher, energy, efficiency, proglider et équilibré.

«Dépendamment du profil, nous avons défini 4 à 8 exercices [sur et hors glace] pour compléter l’entraînement du joueur et améliorer son coup de patin», poursuit M. Gagné-Lemieux.

Le tableau indiquant les neuf profils d’un patineur.

Photo gracieuseté – SciencePerfo

Au-delà du hockey

Bien que les portes du monde du hockey leur semblent grandes ouvertes, SciencePerfo désire partager le fruit de son travail aux autres disciplines sportives.

«Nous testons tout ce qui touche au sprint, par exemple le baseball, le rugby, le football et le soccer. Déjà, quelques équipes ont manifesté de l’intérêt. Ils veulent être les premiers à développer cela dans leur sport. C’est le temps, car s’ils attendent, ils ne seront plus les premiers!», illustre M. Provencher, qui œuvre aussi au sein de l’Océanic de Rimouski à titre de physiothérapeute. 

Québec Hebdo

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