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14:04 23 novembre 2014 | mise à jour le: 23 novembre 2014 à 14:04 temps de lecture: 4 minutes

Un nouveau parc à neige à l’école Le Sommet

PROGRAMME. Les élèves de la concentration freeski à l’école secondaire Le Sommet ont inauguré récemment les installations de leur nouveau parc à neige (Union Jib Park). Un investissement financé par Union ski qui, désormais à la direction du programme, voit grand pour le développement de ce sport auprès des élèves de l’établissement scolaire – et des jeunes en général.

Il y a déjà huit ans qu’Union ski encadre la concentration freeski au Sommet, mais l’organisation vient officiellement d’en obtenir l’entière responsabilité. Comme pour souligner ce nouveau «règne», elle a doté l’école de six modules et d’un tapis de glisse extérieurs qui peuvent être utilisés à l’année. Un site d’entraînement «trippant», de qualifier le responsable du programme, Jérémie Duchaine, qui n’est pas pour nuire à «la réputation de l’école», dira celui qui est lui-même un ancien du Sommet.

«Il n’y a pas une école au monde qui a ça – mais ça va donner des idées à d’autres!», signale-t-il avec enthousiasme. Et son enthousiasme ne s’arrête pas là: à terme, il souhaiterait aménager un site d’entraînement extérieur complet, où seraient rapatriés les trampolines sur lesquels les élèves s’exercent pour l’heure à l’intérieur de l’école. «J’aimerais rassembler toutes les installations à l’extérieur, sous un même toit [à construire]», envisage Jérémie Duchaine dans un avenir rapproché.

Programme inclusif

Cela dit, s’il a de grandes ambitions pour la concentration freeski, c’est bien plus pour le développement des jeunes que pour une quête de performance. D’une année à l’autre, il s’en trouvera même, admis dans le programme, qui n’auront à peu près sinon jamais skié, confirme-t-il. Cette accessibilité, Jérémie Duchaine y tient; des jeunes qui s’accrochent à l’école parce qu’ils puisent leur motivation dans la concentration freeski, il en voit.

«C’est un méchant beau bonbon pour aller à l’école», fait-il remarquer en soulignant l’attrait d’être dehors, à pratiquer – en toute sécurité – un sport qui présente un côté extrême et dont la cote de popularité est en pleine ascension. Même auprès des filles: sur 55 inscriptions cette année, on en compte une douzaine. Pour les uns les autres, alors que l’entraînement au Sommet favorise la formule des défis faciles d’accès, ils développent leur estime personnelle et leur confiance en soi en observant des améliorations constantes.

Jérémie Duchaine ne cache pas sa fierté lorsqu’il évoque ces jeunes qui se dépassent. Alors que ceux-ci regardent avec admiration les vedettes de freeski qui leur rendent parfois visite – dont, dernièrement, l’olympien Alex Beaulieu-Marchand et Anouk Purnel de l’équipe canadienne de slopestyle –, on soupçonne le responsable d’éprouver le même émerveillement à l’égard de ses protégés.

Le freeski en 4 chiffres

3 – On attribue la paternité du sport à la fin des années 1990 à des athlètes canadiens et québécois, dont les «trois Phil»: Phil Larose, Phil Bélanger et Phil Dion

3 – Le ski de bosses, le demi-lune en planche à neige (half-pipe) et le saut acrobatique sont les trois principales disciplines dont est issu le freeski, qui consiste à effectuer des figures à partir de structures en neige ou en métal

5 – Disciplines de compétition: big air, demi-lune, slopestyle, boardercross et skicross

2014 – Le demi-lune en freeski fait son entrée aux Olympiques de Sotchi

Union ski, c’est un organisme qui:

– travaille au développement de tout ce qui gravite autour du freeski

– offre des cours (loisirs et performance) à son club de ski, au Relais

– organise des cliniques et des camps au Québec

– produit des événements partout au Canada

– rêve de devenir la référence au Canada en matière de freeski

Pour plus d’info: unionski.ca

Membre du Groupe Québec Hebdo

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