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22:00 19 octobre 2016 | mise à jour le: 19 octobre 2016 à 22:00 temps de lecture: 4 minutes

Spartan Race: une course parmi l’élite pour Cynthia Tremblay

DÉFI SPORTIF. Le moins qu’on puisse dire, c’est que Cynthia Tremblay carbure aux défis. Amatrice de Spartan Race depuis quelques années, elle a participé à sa première compétition mondiale le 1er octobre dernier.

À la recherche de l’expérience qui lui permettrait de se dépasser, Cynthia Tremblay a rapidement été tentée par les Spartan Race, ces courses qui mêlent la course en montagne et les obstacles. «Courir, c’est ben l’fun, mais un moment donné, ça me tentait de vivre quelque chose de plus», explique-t-elle. En 2014, son conjoint et elle se sont inscrits à leur première course en classe ouverte, un 10km avec 25 obstacles. Arrivée 6e dans sa catégorie, elle a décidé de faire le saut dès cet instant dans la catégorie élite.

Après une première année fructueuse où elle s’est qualifiée pour les Championnats du monde, mais sans y participer, l’athlète recommence de plus belle. Elle se donne comme défi de réaliser les trois distances du Spartan Race en une année, un 5km, un 10km et un 21km, en plus de se requalifier pour les mondiaux. «Je ne voulais pas rater ma chance cette fois-ci, confie-t-elle. J’ai 37 ans, je ne sais pas si je vais pouvoir y retourner.» Malgré les règles de plus en plus strictes, elle obtient sa qualification pour les mondiaux en Californie. «J’étais en sanglot en recevant mon jeton de qualification», se rappelle-t-elle désormais avec le sourire aux lèvres.

Direction les États-Unis

Après plusieurs semaines d’entraînement et une campagne de sociofinancement pour l’aider à payer les dépenses reliées à la compétition, Cynthia Tremblay s’envole vers la Californie, accompagnée de son conjoint pour l’encourager. Un froid de canard l’y attendait, sans compter les nombreux bassins d’eau dans lesquels elle devait plonger. «Je n’ai gardé qu’un short et un t-shirt pour ne pas traîner trop de morceaux mouillés avec moi», relate-t-elle.

La course «Beast» qu’elle a vécue là-bas n’a pas simplement été l’une des plus enlevantes qu’elle a eu à faire, elle a aussi été la plus difficile de l’athlète jusqu’à ce jour. «Ce n’est pas pour rien que leur slogan dit qu’on va le savoir quand on est arrivé à la fin», rapporte-t-elle en riant. Les obstacles étaient plus hauts, les charges à transporter plus grosses et les montées, plus abruptes. «C’était difficile, mais jamais autant que je n’aurais pu penser», renchérit-elle, semblant encore sur l’adrénaline. Lorsqu’une épreuve était ratée, c’était les fameux burpees, un push-up suivi d’un saut, qui l’attendaient.

Entre les trapèzes et les barbelés à traverser, les bûches et les sacs à traîner, les cordes et les murs à grimper, l’épreuve du lac a sans aucun doute été la plus difficile, aux dires de la compétitrice. Déjà exténuée par les premières épreuves, elle devait traverser le lac à 10 degrés Celsius. «Juste avant moi, j’ai vu une femme qui avait commencé l’épreuve, mais qui a dû être évacuée par les secouristes, raconte-t-elle pour ajouter au stress. J’ai vraiment senti mon corps faiblir à ce moment-là. Je me suis mise en mode économie d’énergie.»

Un temps appréciable

Exténuée par les précédentes épreuves, l’athlète de Boischatel a décidé de finir sa course avec un nouvel objectif personnel. «Je me suis rendu compte que je voulais m’amuser, explique Cynthia Tremblay. J’ai décidé de suivre une athlète canadienne qui réalise des meilleurs temps que moi habituellement.» Quelle ne fut pas sa surprise quand, à la fin de sa course, elle s’aperçut qu’elle avait dépassé ladite compétitrice. «Ça m’a donné le dernier boost d’énergie qu’il fallait», résume-t-elle. Elle s’en est sortie avec un temps approchant les 5h30.

Déjà, la compétitrice pense à sa prochaine course. «Même si, quand on finit une course, on se dit que c’était la pire expérience de notre vie et que c’était la dernière fois qu’on participait, on est toujours appelé pour cette envie d’adrénaline», résume-t-elle. L’adrénaline, le dépassement de soi et l’appel de l’inconnu lui font rêver à sa prochaine course à obstacles.

Québec Hebdo

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