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14:00 1 mars 2016 | mise à jour le: 1 mars 2016 à 14:00 temps de lecture: 3 minutes

La persévérance d’Audrey-Anne Allaire

SOCCER. Audrey-Anne Allaire, défenseure de 21 ans du club de soccer du Rouge et Or de l’Université Laval et étudiante en droit, pratique son sport depuis plus de dix ans. Depuis son arrivée avec l’équipe universitaire, la native de Saint-Augustin-de-Desmaures n’a pas été épargnée par les blessures.

Alors qu’elle tentait de se qualifier avec l’équipe de la seule université pour laquelle elle souhaitait jouer, Audrey-Anne subit une commotion cérébrale, trois semaines avant les sélections du camp de sélection du Rouge et Or.

Puis, le mauvais sort s’acharne sur le numéro 14 du club féminin. En 2014, alors qu’elle joue avec son équipe civile, elle se déchire le ligament croisé du genou. «J’ai été dix mois à l’écart du jeu. J’ai dû être opérée et la réhabilitation pour une opération comme ça, c’est entre six à huit mois. Honnêtement, ça a été un deuil. Je n’ai pas pu rejouer avant juillet 2015.»

Selon Audrey-Anne, une déchirure au ligament croisé du genou est une blessure assez fréquente au soccer. «À la même période, c’est arrivé à une de mes coéquipières chez le Rouge et Or. Ça a aidé de vivre ça ensemble, je me sentais moins seule», raconte-t-elle.

La clé pour ne pas avoir l’impression de quitter le soccer, ça a été de rester dans l’entourage de l’équipe. «Je suivais l’équipe le plus possible. J’essayais de les aider du mieux que je pouvais. Les gens étaient reconnaissants.»

Cette année, Audrey-Anne joue avec une attelle, mais par précaution seulement. «Je suis en pleine santé. Je n’ai plus de douleur», explique-t-elle avec soulagement. Elle avoue tout de même s’être sentie un peu perdue à son retour au jeu.

L’équipe à battre

Lors de la saison de soccer intérieur qui a lieu à l’hiver, il y a moins de pression, étant donné qu’il n’y a pas de championnat national. «C’est sûr que c’est moins stressant l’hiver. Par contre, on y va pour une quatrième bannière provinciale consécutive», raconte la défenseure.

Étant déjà trois fois championne provinciale, il y a donc, en réalité, un peu de pression sur les filles de l’équipe. Audrey-Anne n’est toutefois pas inquiète, au contraire. «On est rendu l’équipe à battre. Ça fait une petite fierté et une bonne source de motivation.»

Un agenda chargé

Comme la plupart des étudiants-athlètes, Audrey-Anne doit jumeler sport, études, travail et vie sociale. Son truc, être très organisée. «J’y vais par priorité. L’école passe toujours en premier, ensuite le soccer. J’aime avoir un horaire chargé, parce que ça m’empêche de procrastiner. J’ai même souvent de meilleures notes à ce moment-là. Mon employeur est très conciliant et mon copain a déjà joué au soccer alors il comprend», affirme l’étudiante en troisième année de droit.

Son baccalauréat, elle le fera en trois ans et demi. «Je préfère le faire comme ça, j’ai plus de temps pour tout faire.» Ensuite, c’est en droit du travail ou en assurances qu’elle poursuivra sa carrière. «Je veux être proche des gens et travailler dans la relation d’aide».

La saison d’hiver de l’équipe féminine de soccer du Rouge et Or est actuellement en cours. À moins de poursuivre à la maîtrise, la prochaine saison d’automne sera la dernière d’Audrey-Anne Allaire dans les couleurs de l’Université Laval.

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