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13:39 12 février 2018 | mise à jour le: 12 février 2018 à 13:39 temps de lecture: 2 minutes

Le genou de Philippe Marquis n’a pas tenu en finale

SKI de BOSSES. Mieux que quiconque, Philippe Marquis savait que son temps était compté sur des skis. En décidant de poursuivre sa saison après avoir déchiré son ligament antérieur croisé du genou droit en janvier dernier, il se savait vulnérable. Il aurait cependant préféré que son genou lui donne une descente de plus ou deux, en finale des bosses des Jeux de Pyeongchang.

Philippe Marquis à l’entraînement.

(Photo TC Media – Archives)

Huitième des qualifications vendredi, le skieur acrobatique de Sainte-Foy avait obtenu sa place automatiquement pour les rondes finales. L’atterrissage difficile de son premier saut a cependant scellé le sort de son aventure olympique.

«J’ai atterri juste un peu en extension et je savais que c’était le mouvement qu’il fallait que j’évite à tout prix, car ça mettait beaucoup de pression. Quand c’est arrivé, j’ai senti mon genou glisser. Il n’était plus capable de supporter mon poids», a raconté Marquis qui a dû se contenter du 20e rang au classement final.

«C’est triste, mais c’était le pari que j’avais fait en venant ici. Je savais que ça pouvait arriver à chaque descente, a ajouté le skieur de 28 ans. Je vais me rappeler de la journée de vendredi comme une journée extraordinaire et miraculeuse. Aujourd’hui (lundi), j’ai poussé un peu plus et c’était le risque.»

Les dernières semaines à l’entraînement ont été difficiles pour le Québécois. «Ç’a été dur mentalement et physiquement, a-t-il précisé. Depuis que j’ai recommencé à skier après ma blessure, j’ai l’estomac dans la gorge chaque fois que je suis en haut de la piste, car je ne sais pas si je vais me rendre en bas.»

Ses Jeux olympiques terminés, Philippe Marquis passera sous le bistouri le 28 février pour réparer son ligament. «J’avoue que j’ai hâte un peu puisque depuis un mois, ç’a été une montagne russe d’émotions. J’ai hâte de prendre du temps pour moi.»

Il prendra une décision quant à son avenir sportif à l’automne, une fois sa réadaptation terminée.

(Source: Sportcom – Émilie Bouchard-Labonté)

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