Sports
19:51 10 avril 2018 | mise à jour le: 10 avril 2018 à 19:51 temps de lecture: 4 minutes

Un sport qui sort la tête de l’eau

Rare sport aquatique d’équipe et plus ancienne discipline de groupe à avoir été admise aux Jeux olympiques d’été, le waterpolo a eu ses heures de gloire avant de connaître des années sombres au tournant du millénaire. Les efforts soutenus d’amateurs convaincus de la région lui ont permis d’émerger des eaux troubles. À la faveur d’une nouvelle vague de popularité, les Hydres de Québec refont surface.

À la faveur d’une nouvelle vague de popularité, les Hydres de Québec refont surface.

Photo gracieuseté – Michael Ouellet

Fondé à Sainte-Foy en 1972 par l’employé municipal Jean-Denis Dionne, le club a été très fréquenté à ses débuts et grandement reconnu pour la qualité de ses porte-couleurs. Ceux-ci ont connu de grands succès sur la scène nationale, à tel point que l’équipe canadienne a longtemps été majoritairement composée d’athlète de la région de Québec. L’attrait des sports professionnels comme le hockey, le baseball, le soccer et le football ont peu à peu détourné l’intérêt des jeunes du waterpolo. Un lent déclin s’en est suivi à partir des années 1990.

Or, après un long passage à vide, voilà que les choses se replacent graduellement. «Non sans acharnement, on sent souffler un vent favorable. D’à peine 80 membres vieillissants, il y a moins de 10 ans, nous sommes rendus près de 200 maintenant. Le plus beau et le plus rassurant, c’est que parmi ceux-ci de nombreux enfants sont inscrits. Leur retour dans les piscines encourage l’équipe d’entraîneurs et les plus expérimentés à transmettre leur passion pour ce sport exigeant et complet», relate Renaud Bergeron.

Celui qui a accédé à la présidence des Hydres en 2010 a joué au waterpolo toute sa vie. Arrivé de Montréal pour ses études universitaires à Québec, il y a trouvé un emploi en même temps qu’il a découvert le club local, qu’il dirige désormais, et s’est installé à demeure. Dès son arrivée en poste, l’homme qui cumule le rôle de président du comité de développement pour l’est de la province à Waterpolo Québec a tiré la sonnette d’alarme. Un coup de barre devait être donné afin d’éviter que le sport ne coule à pic.

Plan de relance

Depuis huit ans, M. Bergeron et ses collaborateurs multiplient les initiatives pour remettre leur sport à flot. Le tout a été amorcé par la mise en place d’un plan de relance ambitieux. Ce dernier prévoyait de réunir les forces en un seul club et d’obtenir un statut professionnel, en vue de permettre l’embauche de personnel compétent.

«Nos activités se déroulent principalement dans quatre piscines de Québec, soit Sylvie-Bernier, PEPS de l’Université Laval, Val-Bélair et Patro Rocamadour, en plus de L’Ancienne-Lorette. Nous avons également ouvert de nouveaux sites de pratique en piscines extérieures, en plus de créer un camp de jour pour faire connaître le sport», explique le président des Hydres, dont l’ardeur à la tâche a été couronnée du titre de «Bénévole de l’année» au Gala de l’athlète de Québec 2017.

Parmi les autres faits d’armes dignes de mention, Renaud Bergeron se félicite que le waterpolo ait été réintégré à la finale régionale des Jeux du Québec. Aussi, une alliance a été scellée avec le Camp Kéno pour promouvoir le sport aquatique dans ses divers terrains de jeux. L’enthousiasme a été tel qu’il a été convenu de répéter l’expérience l’été prochain. Enfin, des camps sportifs ont été développés au PEPS, en juillet et août prochains, pour donner la piqûre aux jeunes de 9-12 et 13-15 ans.

«Tout au long de l’année, nous collaborons à des activités d’animation et d’initiation scolaires visant à faire découvrir le waterpolo. On se rend compte que les jeunes sont très curieux et intéressés par ce sport, dont plusieurs ne connaissaient pas l’existence. C’est très encourageant et gratifiant de voir leur réaction positive devant cette nouvelle discipline qui s’offre à eux. L’avenir s’annonce prometteur», estime M. Bergeron, qui se donne comme défi de développer de nouveaux sites avec des partenaires dans l’est de la ville, du côté de Charlesbourg et de Beauport.

Pour plus d’information: hydresquebec.myshopify.com

Fonctionnement du club des Hydres

-On dénombre environ 200 membres de 8 à 65 ans

-Chaque site compte des équipes par groupe d’âge et niveau de compétition

-Les équipes s’affrontent à l’intérieur des ligues régionales

TC Media

Les efforts du président des Hydres, Renaud Bergeron, pour relancer le waterpolo lui ont valu le titre de «Bénévole de l’année» au Gala de l’athlète de Québec 2017.

Photo gracieuseté – Michael Ouellet

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *