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11:25 5 juillet 2017 | mise à jour le: 5 juillet 2017 à 11:25 temps de lecture: 5 minutes

Le BMX véritable tremplin vers les autres disciplines sur deux roues

VÉLO. Si, à moto, on dit souvent que l’apprentissage se fait par le motocross, à vélo, c’est par le BMX que ça passe. Foi des dirigeants du club établi à Saint-Augustin, la discipline qui gagne en popularité, autant auprès des jeunes que des ados, s’avère un tremplin pour le vélo de montagne aussi bien que de piste ou de route.

La popularité du sport, devenu discipline olympique en 2008, ne se dément pas.

(Photo gracieuseté – Marie-Claude Bernard)

De l’avis de Christian Rhéaume, les qualités athlétiques requises pour effectuer un tour de piste parfait sont à la source du développement d’autres talents sur deux roues. Le directeur des entraînements au Club de BMX QSA (pour Québec/Saint-Augustin) n’en démord pas. La discipline a beau se pratiquer sur un petit bicycle, elle n’en requiert pas moins de grands efforts et un minimum de stratégie pour dominer la meute.

Pratiqué sur un petit vélo, le BMX requiert de grandes qualités physiques et mentales pour dominer le peloton.

(Photo TC Media – François Cattapan)

«Une vague dure environ 30 secondes, en fonction des catégories. La puissance nécessaire pour connaître un bon départ, la capacité à se positionner à l’avant en début de course, là où la victoire se joue, ainsi que l’habileté à franchir les bosses et les courbes du parcours deviennent des atouts à développer. Ils serviront ensuite à la fois pour dévaler une pente ou pour sprinter à la fin d’une longue distance», observe M. Rhéaume.

Bref, pour les jeunes qui ont le goût de bouger, le BMX se veut un bon moyen de se dépasser tout en s’accomplissant. «Comme plusieurs sports individuels, on ne peut compter que sur soi pour réaliser une performance satisfaisante et repousser ses limites. Il y a aussi un aspect psychologique à la compétition. Rendu en finale, tout le monde a le potentiel pour gagner. Ainsi, ce n’est pas toujours le meilleur qui l’emporte, mais celui qui se trouve dans les meilleures dispositions pour prendre la piste», explique Hedi Bassoussi, pilote élite et entraîneur de performance.

Détermination et endurance se veulent les bases du succès. D’autres aptitudes doivent aussi être acquises par les adeptes du BMX. On évoque la discipline, la préparation physique, mentale et mécanique, de même que la capacité à faire face à l’adversité. Car, on ne gagne pas tout le temps et on est seul responsable de sa performance. Cette réalité propre à ce sport devenu une épreuve olympique, depuis les Jeux de 2008, semble exercer un pouvoir d’attraction sur les jeunes, du moins dans l’ouest de la ville de Québec.

Popularité croissante

Avec sa piste de calibre compétition, le Club de BMX QSA accueille des épreuves régionales et provinciales pouvant regrouper plus de 300 pilotes. La piste aménagée sur le site du Campus Notre-Dame-de-Foy est réputée comme une des plus belles au Québec. Signe de la bonne santé du sport, les pilotes locaux se font de plus en plus nombreux à s’inscrire pour profiter des installations hors pair. L’endroit est un des rares à bénéficier d’un parc de pratique et d’un système d’éclairage pour prolonger le plaisir en soirée.

Bien entendu, le sport encore méconnu et financé principalement par les frais d’inscription et les commandites a besoin d’un fort engagement bénévole. Plusieurs membres donnent du temps pour entretenir la piste ou s’impliquer dans le conseil d’administration du club. Même chose pour les parents, qui sont nombreux à joindre l’utile à l’agréable, tant qu’à venir voir s’exécuter leurs rejetons.

Certains se laissent prendre au jeu et finissent par s’équiper pour monter sur la piste. C’est ce qui explique que les catégories les plus achalandées sont celles de la relève (entre 5 et 10 ans) et des seniors (+30 ans). Cela occasionne d’autres défis pour les administrateurs. À bientôt plus de 125 membres, il faudra envisager d’ouvrir de nouvelles plages horaires et soirées de pratique, pour accommoder les adeptes en croissance.

Ambassadeur vedette du Club de BMX QSA, Hedi Bassoussi se fait un devoir de conseiller la relève.

(Photo TC Media – François Cattapan)

Un beau problème à gérer pour l’avenir de l’organisme, qui traverse une période faste depuis sa création, il y a un peu plus de 10 ans. Une autre grande ambition consistera à obtenir un plus grand support de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC). «On est la base du deux roues et souvent la porte d’entrée vers la compétition, mais on demeure négligé par rapport au vélo de montagne et au vélo de route, qui accaparent toute l’attention», conclut Hedi Bassoussi. Le message est lancé!

Budget initial pour pratiquer le BMX

Premier vélo usagé 300-500$

Casque (full-face) 100$

Vêtements (combinaison) 100$

Protections (gants, genoux, plastron) 150$

Inscriptions estivale au club 245$

Pour plus d’information : www.clubbmxqsa.com

TC Media

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