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20:06 19 mars 2012 | mise à jour le: 19 mars 2012 à 20:06 temps de lecture: 3 minutes

La Vasaloppet de Suède pour fêter ses 76 ans

Sur la ligne de départ, quelque 16 000 fondeurs venus de partout pour prendre part à la mythique Vasaloppet de Suède. Parmi les skieurs prêts à s’élancer en dix vagues successives sur une distance de 90 km se trouve Benoît Roy. À 76 ans, l’ancien professeur d’éducation physique de l’Université Laval réalise son rêve.

«C’est la plus vieille course en ski qui existe depuis les années 20. Je voulais vivre cette expérience depuis longtemps. Pour moi, ça a été comme fêter mon dernier quart de siècle», indique le résident de Sainte-Foy.

Sauf qu’à 76 ans, même en forme, on ne s’envole pas du jour au lendemain vers la Suède pour participer à pareille course. Pour prendre part à l’événement commémorant la fuite du roi Gustave Ier Vasa (XVIe siècle) en ski face aux soldats danois et qui oblige le style classique, le septuagénaire a entrepris un entraînement intensif dès septembre.

C’est un ami et ancien collègue, Richard Chouinard, qui l’a aidé à se préparer. «Avant qu’il y ait de la neige, j’ai fait du vélo, du vélo stationnaire, de la musculature et du tapis roulant. En décembre, je me suis mis au ski de fond. J’avais accumulé presque 200 heures d’entraînement, j’étais vraiment prêt», relate le sportif qui ne s’est pas laissé arrêter par sa hanche artificielle.

Arrivé en Suède une semaine avant le grand événement, qui a toujours lieu le premier dimanche du mois de mars, Benoît Roy a poursuivi sa préparation… en se régalant des pâtes préparées par un autre participant venu de Québec, Serge Rivest.

Expérience marquante

«Ça m’a donné l’énergie nécessaire pour la course. Je n’allais pas là pour battre un record du monde. J’y allais pour vivre une expérience», assure le sportif. Et rien qu’à l’entendre raconter son exploit, on voit bien que l’événement a été marquant.

Le signal de départ par exemple : avec des milliers de personnes occupant un espace d’un kilomètre de long sur une centaine de mètres de large, le décalage est important entre le signal et le départ lui-même. Sans compter qu’avec tout ce monde qui s’élance, il a fallu trois ou quatre kilomètres à Benoît Roy avant de vraiment se mettre à skier.

«J’ai apprécié chacun des kilomètres que j’ai parcourus», raconte l’ancien prof. La fin de la course, il l’a célébrée en compagnie de son ami Gilles Rivest qui participait à l’événement pour une seconde fois. On s’est sauté dans les bras, on était très émus d’avoir vécu cette expérience ensemble.»

M. Roy n’en était pourtant pas à sa première expérience du genre. Il y a une quinzaine d’années, il a traversé le Groenland à skis avec l’explorateur Bernard Voyer. C’est que le sport et les défis font littéralement partie de lui. «Mon épouse dit que je n’ai pas de mérite parce que j’adore ça. Ce n’est pas une corvée de rester en forme», termine l’énergique septuagénaire.

L’Appel, membre du groupe Québec Hebdo

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