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21:15 13 août 2012 | mise à jour le: 13 août 2012 à 21:15 Temps de lecture: 3 minutes

De l’ultramarathon au marathon intérieur pour Sylvie Boisvert

Sport populaire s’il en est un, le jogging fait de plus en plus d’adeptes à Québec. Si on voit fréquemment des coureurs en herbes arpenter les rues de la capitale, certains parmi eux sont loin d’être de simple amateur de course à pied. C’est le cas de Sylvie Boivert.

Pour l’ultramarathonienne qui habite le quartier Saint-Sacrement, le Marathon des Deux Rives, auquel elle entend participer, c’est de la petite bière. La spécialiste des courses de 24 heures raconte sa récente rencontre avec les marathons intérieurs et les difficultés que vivent les athlètes qui pratiquent des sports peu connus.

L’hiver dernier, la sportive dans la quarantaine a couru coup sur coup deux marathons bien au chaud dans un gymnase de l’Université du Québec à Montréal, une première au Québec. Le principe est simple : les coureurs font 274 fois le tour de la piste longue de 154 mètres. À tous les 30 tours, les participants tournent sur eux-mêmes et continuent leur course dans le sens opposé. Facile? Pas tant que ça!

«Mentalement, il faut couper. C’est seulement quand on se fait annoncer qu’il reste seulement 30 tours que c’est plus motivant. C’est dur à gérer, contrairement à l’extérieur où l’on voit les kilomètres passer, explique la coureuse. En plus, on a la sensation d’aller plus vite parce que ça tourne, mais c’est plutôt le contraire parce qu’on est obligés de freiner dans les virages. Il y a des risques de blessures.»

Pas d’ultramarathon au Québec

Pour Sylvie Boisvert, le marathon intérieur vient un peu combler son désir frustré de prendre part à un ultramarathon. C’est qu’il n’y a pas de course de ce genre disputée sur 24 heures ou sur une très longue distance au Québec. «C’est plus cher et puis c’est difficile de se classer sans support, quand on est laissés à soi même», explique la sportive.

Elle souhaiterait une distribution plus équitable des sommes réservées aux sports individuels, question, pour les athlètes qui les pratiquent, de pouvoir être à la fois mieux équipés et moins stressés. Malgré les embûches, pas question d’arrêter de courir pour Sylvie Boisvert. «On est tous des gagnants», conclut-elle simplement.

À lire également : Le rêve de tous les ultramarathoniens à la portée de Sylvie Boisvert

L’Appel, membre du Groupe Québec Hebdo

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