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22:08 4 octobre 2012 | mise à jour le: 4 octobre 2012 à 22:08 temps de lecture: 5 minutes

Élise Marcotte prend sa retraite de la nage synchronisée à 24 ans

Alors que la plupart des travailleurs prennent leur retraite dans la cinquantaine, la nageuse synchronisée Élise Marcotte de L’Ancienne-Lorette a décidé de mettre un terme à sa carrière internationale à l’âge de 24 ans. Et c’est une décision réfléchie qui a amené celle qui a participé aux Jeux olympiques de Pékin en 2008 et de Londres en 2012 d’accrocher son maillot de bain pour reprendre une expression sportive consacrée.

«En ce qui me concerne, ma décision de me retirer a fait l’objet d’un processus à long terme, a mentionné Élise Marcotte. Depuis 2004, j’ai toujours voulu faire partie des équipes nationales de nage synchronisée et de participer aux Olympiques de 2008 à Pékin et de 2012 à Londres. Je me trouve donc bien chanceuse d’avoir pu vivre ces expériences des plus enrichissantes. En aucun temps, je n’envisageais de participer aux jeux de 2016 à Rio. J’ai songé à poursuivre ma carrière pour un an après Londres, mais j’ai finalement décidé de me retraiter. Et je suis très à l’aise avec cette décision que cinq autres membres de l’équipe ont également prise, dont Valérie Welsh de la région de Québec.»

Sa carrière terminée, la Lorettaine termine présentement à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) son baccalauréat en administration-marketing. Elle a par ailleurs été acceptée à la maîtrise en administration-marketing aux Hautes études commerciales (HEC) de Montréal et s’attend sous peu à recevoir une réponse semblable de l’Université Laval.

«Je serais bien heureuse d’obtenir un stage en milieu de travail d’ici le prochain temps des Fêtes, a ajouté la «jeune» retraitée. Même si je m’entraînais une cinquantaine d’heures par semaine depuis les huit dernières années, j’ai pu faire mes études collégiales et universitaires en sept ans. Cela fait en sorte que je sortirai sur le marché du travail à peu près au même âge que les étudiants de ma génération. Je suis bien heureuse de cette réussite. Depuis que j’ai pris ma décision, je redécouvre certaines joies qui ne faisaient pas partie de mon quotidien et dont le commun des mortels est habitué. Notamment, je peux me lever bien plus tard que pendant ma carrière et j’ai des soirées libres, des luxes que je n’avais pas durant ma carrière. En ce moment, j’ai à participer à plusieurs événements postolympiques. Je me rendrai à l’assemblée générale annuelle de Synchro Canada à Winnipeg en fin de semaine prochaine.»

Horaire dément

Pendant les années qu’elle fut membre des équipes nationales juniors et seniors de nage synchronisée, Élise Marcotte et ses coéquipières devaient composer avec un horaire presque inhumain.

«Nous nous entraînions six jours par semaine, soit du lundi au samedi. Nous étions dans la piscine presque huit heures par jour, soit du lundi au vendredi de 6 h 45 à 14 h 30. L’horaire du samedi était de 6 h 45 à 12 h. Je fréquentais l’université en soirée où j’ai suivi deux ou quatre cours par session pendant quatre ans. Inutile de dire que je n’avais pas de difficulté à m’endormir quand je réintégrais mon logement. Personnellement, je revenais à Québec le samedi après-midi. La journée du dimanche était consacrée au travail dans mes livres. En ne m’entraînant plus, je sors de la zone de confort dans laquelle j’étais plongée avec des journées chargées», d’ajouter l’athlète.

Avouant qu’elle se sent présentement encore comme en vacances, la jeune femme n’a pas senti le besoin de partir dans le sud après son expérience olympique.

«Il ne faut pas oublier que nous avons eu un camp d’entraînement d’une durée de huit semaines avant les Olympiques, soit six semaines en Espagne où nous étions dans la piscine au moins huit heures par jour et deux semaines à Londres. Nous avons performé aux jeux bien en haut de nos attentes. Nous avons du plaisir à nager, et ce, même si nous n’avons pas eu les notes que nous espérions. Je reste encore attachée au milieu de la nage synchronisée, puisque je complète mon niveau 3 d’entraîneure, ce qui me permettra de participer à des épreuves de développement au niveau canadien», de poursuivre Élise Marcotte.

Cette dernière a maintenant bien hâte de débuter ses études en maîtrise.

«Je devrais la compléter en un an si je ne travaille pas pendant mes études. Si je me trouve un boulot, ce que je souhaite plus que tout au monde, ce sera un peu plus long. J’espère maintenant de me dénicher l’emploi de mes rêves», de conclure celle qui pense que ses expériences olympiques pourraient lui être utiles dans sa deuxième carrière.

Élise Marcotte a pris la décision de se retirer de la compétition active après avoir mûrement réfléchie sa décision.
 (Photo Denis Fortin)

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