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14:58 13 octobre 2014 | mise à jour le: 13 octobre 2014 à 14:58 temps de lecture: 3 minutes

L’ultimate frisbee, un sport sans arbitre

L’ultimate frisbee est un sport qui se pratique aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Les règles ressemblent à celles du football américain ou du soccer à l’exception d’un aspect bien particulier. L’ultimate frisbee est un sport sans arbitre.

Ce sport unique en son genre attire un plus grand nombre de joueurs année après année. L’absence d’arbitre sur les terrains ne gêne nullement les joueurs, même au contraire, en motive plus d’un. Selon Benoit Rhéaume, membre de l’Association des joueuses et des joueurs d’ultimate de Québec (AJJUQ), croit que la simplicité des règles aide à gérer l’absence d’un arbitre, «les règles ne sont pas assez complexes pour que les joueurs s’y perdent durant les parties. Il y a beaucoup de gros bon sens à vrai dire. L’idée est alors excellente de retirer les arbitres du sport», mentionne-t-il. Selon le joueur d’ultimate, le fait que tous les joueurs sur le terrain puissent appeler une faute empêche les joueurs qui auraient de la mauvaise volonté de profiter de la situation, «il faut être très talentueux pour cacher ses fautes, et comme tous les joueurs sur le terrain peuvent faire part d’une faute, ça laisse très peu de place à la tricherie», soutient Benoit Rhéaume.

Pour Antoine Turgeon, entraîneur et directeur général d’ultimate Québec, l’absence d’arbitre ne mine en rien la crédibilité du sport. «Pour les initiés et chez les joueurs prenant part aux hautes compétitions, l’absence d’arbitrage revêt un caractère unique qui différencie l’ultimate des autres sports. C’est un aspect de la discipline dont les joueuses et les joueurs sont fiers de promouvoir et ils prouvent que ce sport peut-être joué à un haut niveau tout en respectant les règles», soutient le directeur.

Antoine Turgeon rappelle toutefois que des observateurs ont été introduits dans certaines ligues en Amérique. Leur présence consiste toutefois à appeler les fautes de lignes ou les violations de terrains plutôt qu’à régler des situations conflictuelles entre les joueurs.

Le directeur d’ultimate Québec est convaincu que l’avenir des sports autoarbitrés est fort prometteur. Les sports ne permettant pas de contacts physiques sont plus sujets à ce type de développement, un peu à l’image des amateurs de baseball, de soccer, de basketball qui se réunissent les week-ends pour des matchs amicaux sans arbitre.

Québec Hebdo

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