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19:36 9 août 2013 | mise à jour le: 9 août 2013 à 19:36 temps de lecture: 3 minutes

Retraitées mais toujours passionnées de synchro

Après avoir accroché respectivement leur maillot après les Jeux olympiques d’été de Londres en 2012, Élise Marcotte, Marie-Pierre Boudreau Gagnon et Valérie Welsh gardent les pieds dans l’eau pour transmettre leur passion, tout en assurant leur transition professionnelle.

Rencontrées à l’occasion du premier camp d’entraînement de l’Académie de synchro à l’Aquagym Élise Marcotte de L’Ancienne-Lorette, du 9 au 11 août, les trois olympiennes devenues entraîneures ont voulu partager la passion qui les anime encore.

«C’est la première année, on va voir ce que les jeunes aiment. On veut continuer de faire grandir le programme au cours des prochaines années et impliquer les autres filles qui étaient aux Olympiques comme nous. On connaît toutes les figures. On peut toucher plus de gens en faisant le camp d’entraînement à Québec», a affirmé Élise Marcotte, entraîneure-chef de l’Académie de synchro.

Ainsi, 27 jeunes filles âgées de 9 à 17 ans de Québec, Rimouski, Rivière-du-Loup, Trois-Rivières, Gatineau et Thunder Bay ont participé au premier camp d’entraînement annuel, pendant lequel elles apprendront une bonne technique et des figures actuelles. «Notre but n’est pas nécessairement de créer des futures olympiennes, mais de transmettre la passion qu’on a toujours», a insisté Valérie Welsh.

Transition difficile

Les trois «sirènes québécoises» conçoivent que la transition des Jeux olympiques à la routine du quotidien s’est effectuée de manière ardue. «Au niveau physique, ça a été vraiment difficile. On s’entraînait 45-50 heures par semaine. J’ai dû continuer à m’entraîner dans les gyms, autrement le corps allait lâcher», illustre Marie-Pierre Boudreau Gagnon, entraîneure et étudiante en pharmacie à l’Université Laval.

«Il a fallu se créer une nouvelle routine et changer la piscine pour les bancs d’école. (…) La transition peut être difficile, mais différents programmes de mentorat existent avec la Fondation de l’athlète d’excellence du Québec pour nous encadrer», indique Élise Marcotte, étudiante en marketing à HEC Montréal.

De son côté, Valérie Welsh parle des liens d’amitié très forts qui se sont tissés au fil des années, au point de créer une sorte de famille. «C’était difficile de devoir se séparer et aller dans des villes différentes pour étudier», témoigne l’étudiante en médecine vétérinaire à la faculté de Saint-Hyacinthe et entraîneure aux Vestales de St-Hyacinthe

Élise Marcotte, Valérie Welsh et Marie-Pierre Boudreau Gagnon savent qu’elles représentent une source d’inspiration pour la génération suivante. Aussi comptent-elles répéter l’expérience du camp annuel d’entraînement en nage synchronisée, en 2014.

Groupe Québec Hebdo.

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