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19:44 20 avril 2016 | mise à jour le: 20 avril 2016 à 19:44 temps de lecture: 3 minutes

Défi sportif Alterego: se dépasser malgré les limitations

SPORT ADAPTÉ. Des jeunes handicapés d’âge primaire de l’école Joseph-Paquin participeront du Défi sportif Alterego à Montréal cette année. Malgré leurs difficultés, les jeunes s’attendent à vivre une expérience de compétition de sport adapté digne digne des plus gros événements sportifs qui les fera se dépasser physiquement et psychologiquement.

L’école Joseph-Paquin est spécialisée pour les enfants et jeunes adultes ayant des limitations fonctionnelles. Les élèves ont tous une surdité ou des troubles sévères de langage et utilisent le langage des signes pour communiquer. L’école participe pour la troisième fois au Défi Alterego, un défi sportif qui valorise la réussite des athlètes ayant une limitation fonctionnelle et contribue au rayonnement de l’accessibilité universelle. Les élèves d’âge secondaire ont pu participer à l’édition de 2015. En tout, quinze jeunes s’apprêtent à aller vivre ce Défi sportif à l’épreuve du mini-marathon. Ils s’entraînent deux fois par semaine avec leurs professeurs d’éducation physique, une ergothérapeute et une physiothérapeute les accompagnent également.

Pour leurs enseignants, l’expérience permet aux athlètes en herbe de se dépasser. Cette année, l’épreuve est axée sur l’endurance, et une partie des élèves participeront au marathon d’1km tandis que l’autre sera en compétition pour le 3km.

Isabelle Dauphinais, animatrice pédagogique à l’école Joseph-Paquin, encadre le projet depuis ses débuts. Elle constate que les jeunes sont très fiers et enthousiastes d’y participer. Le 27 avril, un autobus amènera les jeunes à la compétition, accompagnés de deux enseignants, une éducatrice spécialisée du CIUSS, une stagiaire et des parents accompagnateurs. «Le fait qu’un parent puisse accompagner un jeune, ça leur permet de voir leur enfant performer dans une compétition de grosse envergure. Chaque groupe arrive avec une affiche, il y a une grosse cérémonie d’ouverture, un peu comme aux jeux Olympiques.

Sophie Maranda est enseignante en éducation physique depuis 18 ans, elle suit les jeunes de près et les encourage à chaque effort poursuivi.

«C’est la deuxième année que je participe. C’est un très beau défi, ça les amène à développer d’autres contacts en dehors de la classe, la relation est différente, ils développent la confiance en eux, le dépassement de soi, l’esprit d’équipe et un sentiment d’appartenance. Ils ont aussi la chance d’explorer d’autres types de sport», rapporte l’enseignante.

Le point de vue d’un élève:

Benjamin Poulin Martineau a 11 ans et il habite Beauport avec sa famille. «C’est ma première fois au Défi. J’ai très hâte et c’est aussi la première fois que je vais aller à Montréal. Des fois, l’entraînement est difficile, vendredi passé, j’ai fait 35 tours de gymnase, au tout début je faisais seulement 20 tours. Je suis très content de participer», raconte le jeune garçon. Maurice Bouffard, l’autre enseignant en éducation physique qui encadre et accompagne les élèves dans le projet, soutient qu’il est extrêmement enrichissant de travailler avec les jeunes. «Malgré leurs difficultés, ils sont tellement persévérants, ils ne se découragent jamais», s’exclame l’enseignant.

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