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20:48 19 février 2015 | mise à jour le: 19 février 2015 à 20:48 temps de lecture: 4 minutes

Philippe Giguère marque des points

RELÈVE. Pour Philippe Giguère, sa participation aux Jeux du Canada à la fin de février n’en fera pas sa plus grande compétition d’envergure, mais l’enjeu demeure de taille: ce sera l’occasion de profiter d’une tribune médiatique pour diriger les projecteurs sur le badminton, un sport qui n’est pas nécessairement apprécié à sa juste valeur au Canada.

Philippe Giguère ne montera pas forcément aux barricades pour défendre le sport qu’il pratique depuis son plus jeune âge. Ce n’est pas la cote de popularité du badminton qui l’a conduit à en faire sa spécialité au début de l’adolescence, parmi toutes les disciplines auxquelles il s’adonnait déjà. «Je fais du badminton pour le sport, pour voyager, pour m’accomplir», justifie-t-il plutôt.

N’empêche, des «Je jouais au secondaire, je suis sûr que je pourrais te battre», l’athlète affilié au Rouge et Or s’en fait servir régulièrement. «Les gens ne savent pas vraiment ce que ça représente, être bon au badminton», observe-t-il alors que, contrairement au tennis, par exemple, le badminton ne peut compter sur une Eugenie Bouchard pour agir comme point de référence.

Forcément, celui qui agit également comme entraîneur au Club de badminton de Québec prêchera pour sa paroisse: «Le badminton est un des sports les plus complets qui soient», estime-t-il en soulignant les exigences de rapidité, de force et d’endurance requises pour passer au travers d’une dizaine de parties par compétition; à plus de 15 tournois par saison, il faut savoir tenir le coup.

D’ailleurs, sa bonne forme physique fait partie des atouts qui lui donnent un avantage sur ses adversaires: ils sont rares, ceux-là comme Philippe Giguère, qui sont capables de donner encore leur 100% au troisième set.

Objectifs

Voilà notamment sur quoi il pourra miser pour remporter, comme il l’espère, une médaille aux Jeux du Canada. Celui qui vient d’accéder au niveau senior s’est classé cinquième en simple lors des sélections. À Prince George où se tiendra l’événement, l’athlète de 19 ans sera parmi les plus jeunes. Pour autant, le résident de Charlesbourg dit ne pas craindre ses adversaires: «Je ne suis pas du genre à redouter un joueur; après tout, on a des chances comme tout le monde.»

Ses chances, il tentera également de les saisir lors du Championnat du monde universitaire et collégial qui aura lieu en Corée du Sud à l’été, pour lequel l’étudiant du Cégep Sainte-Foy devra se sélectionner en mars. L’expérience risque d’être dépaysante pour Philippe Giguère – et pas juste en dehors du terrain car, dans ce coin-là du monde, le badminton, extrêmement populaire, n’a rien à envier aux autres sports.

Top 3 en carrière

Jeux panaméricains à Porto Rico en 2009

«J’ai gagné la médaille de bronze en double. On est passés proches d’avoir la médaille d’or.»

Compétition à Los Angeles en 2010

«J’ai terminé en huitième place à l’international, en simple et en mixte; ça te donne un élan de confiance. En plus, j’ai rencontré plein de personnes de partout dans le monde.»

Jeux de la francophonie canadienne en 2011

«Le calibre n’était pas extraordinaire, mais l’atmosphère des Jeux, avec l’hymne national qui joue quand tu gagnes – j’ai eu l’or en double –, ça, c’est le fun.»

Conseils aux plus jeunes

– «Garder son calme. On joue, mais il ne faut pas montrer nos émotions sur le terrain.»

– «S’amuser. Une fois que tu es fâché parce que tu as perdu un set, tu ne t’amuses plus. Quand je m’amuse, je suis plus concentré, et quand je suis plus concentré, je joue mieux.»

Membre du Groupe Québec Hebdo

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