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12:38 4 décembre 2014 | mise à jour le: 4 décembre 2014 à 12:38 Temps de lecture: 3 minutes

Guillaume Plante: plus plus plus

PORTRAIT. «La vitesse sur les patins, l’inclinaison dans les virages, sentir la glace casser en dessous de nos pieds…»: ça prend un athlète qui habite son sport pour nous en faire vivre l’intensité en quelques mots. Et cette intensité, c’est précisément ce qui accroche Guillaume Plante au patinage de vitesse courte piste. «Je ne me vois pas vraiment arrêter pour l’instant», dira-t-il à l’aube des sélections des Jeux du Canada, le regard tourné vers un avenir prochain au sein de l’équipe nationale.

Entre le longue et le courte piste, le cœur de Guillaume ne balance pas comme celui d’autres jeunes patineurs. Le courte piste: plus agressif, plus spectaculaire, plus d’action. Plus plus plus.

Mais, après tout, c’est bien comme ça que ça a commencé, ses ambitions d’avenir en patinage de vitesse: après presque 10 ans à patiner pour le plaisir, il voudra plus. Pousser la machine au maximum de ses capacités. Pour cela, il sera du genre à préférer patiner avec meilleur que lui, pour «être tiré vers le haut». Jusqu’au niveau élite, pour l’instant.

Risques du métier

Certes, la compétition y est aussi plus féroce – sur la glace comme dans les classements, estime l’athlète de 19 ans. D’une part, les blessures sont monnaie courante. Fracture à la cheville, vertèbres déplacées, commotions…, énumère Guillaume avec le sourire de celui qui carbure en partie au danger associé au sport.

Pour autant, ce casse-cou ne dirait pas non à un peu moins de risque avec une piste sans bande, comme à Montréal. Car pour l’heure, dans les infrastructures de la région, «chaque chute qu’on a, il faut regarder la bande», à défaut de quoi les blessures sont presque inévitables, signale-t-il.

D’autre part, les erreurs sur la glace pardonnent rarement dans un classement où la relève est forte. «Une mauvaise compétition, ça coûte beaucoup de choses», confie le résident de Charlesbourg.

Quand «plus» mène à «meilleur»

De ce fait, il se montre prudent quant à ses chances de se qualifier pour les Jeux du Canada: «Je ne peux pas dire oui, je ne peux pas dire non. Ça dépend de tout.»

«Ça sera dur, dira-t-il aussi à propos de son accession à l’équipe nationale. Les classements sont tellement serrés, il faut se faire remarquer par les entraîneurs» qui prendront certains athlètes sous leurs ailes.

À ce titre, Guillaume envisage un jour d’aller s’entraîner à Montréal pour à la fois profiter de meilleures infrastructures et d’un meilleur encadrement. Pour lui, il s’agit d’un passage presque obligé sur la route qui mène aux Olympiques.

Les plus… et les moins

Points forts:

«Les sprints, les départs. Aussi, je suis imprévisible, je n’ai pas de stratégie arrêtée.»

Points à travailler:

«Rester calme – avant et pendant les compétitions. Je suis trop stressé; des fois, ça me coûte des courses.»

Palmarès

19e rang aux sélections nationales à Calgary en octobre 2013, sur 55 patineurs

1er rang au 3000 mètres au dernier Championnat par catégorie d’âge à Prince George

2e rang au cumulatif au dernier Championnat par catégorie d’âge à Prince George

Membre du Groupe Québec HEbdo

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