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18:55 25 avril 2013 | mise à jour le: 25 avril 2013 à 18:55 temps de lecture: 2 minutes

Marie-Ève Croteau: la Sidney Crosby du paracyclisme

En juillet dernier, Marie-Ève Croteau subissait une sévère commotion cérébrale lors de la Coupe du monde de Baie-Comeau en paracyclisme. Non seulement les symptômes l’ont-ils forcée à se retirer des Paralympiques de Londres, pour lesquels elle était pressentie pour la médaille d’or, mais ils l’ont clouée à un état d’inactivité totale pendant plusieurs mois.

Résultat: en décembre, elle se retrouvait dans un centre de réadaptation pour réapprendre à marcher pour la deuxième fois en trois ans. Est-ce le souvenir d’être passée au travers de cette épreuve une première fois, la détermination d’enfourcher à nouveau son vélo ou le soutien familial, toujours est-il que, le 20 avril dernier, l’athlète de Charlesbourg a remporté le bronze lors d’une course contre-la-montre à Greenville, en Caroline du Sud. «J’avais tellement hâte de retrouver une vie normale», explique celle qui a aussi repris son emploi à l’organisme communautaire Le Pavois, à Limoilou.

C’est cette spectaculaire remontée en moins de cinq mois qui fait dire à son entraîneur, Éric Van den Eynde, que Marie-Ève Croteau ressemble à Sidney Crosby. Comme le joueur de hockey, sa protégée est une athlète née, capable de performer dans toutes les disciplines. Sportive aguerrie avant qu’un virus la laisse partiellement paraplégique en 2010, elle s’est sentie comme un poisson dans l’eau lorsqu’elle s’est tournée vers le paracyclisme.

Les résultats parlent d’ailleurs d’eux-mêmes. La première année, elle a presque tout raflé: Coupes du monde, Championnats canadiens, Défi sportif… Si bien que, en 2012, même si elle a dû abandonner lors de la course sur route à Baie-Comeau, elle a réussi à conserver son titre de championne du monde de la catégorie T-2 en paracyclisme.

Première compétition de la saison, l’épreuve à Greenville devait avant tout permettre d’évaluer la condition physique de la cycliste. La jambe droite a retrouvé sa force, la gauche peut encore s’améliorer, et l’endurance devra être travaillée. Mais, avec une médaille de bronze et l’atteinte du standard de 28 km/h pour faire partie de l’équipe canadienne, elle envisage la saison avec optimisme, les yeux rivés vers les prochains Paralympiques au Brésil.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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