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16:55 27 octobre 2010 | mise à jour le: 27 octobre 2010 à 16:55 temps de lecture: 4 minutes

Réal Daneault l’âme du Club de boxe Rocky

Qui dit boxe à Beauport dit Réal Daneault. S’il y a quelqu’un qui connaît à fond l’histoire du Club de boxe Rocky de Beauport, c’est bien Réal Daneault. Membre fondateur et entraîneur depuis l’ouverture en 1982, il célèbre ses 30 ans comme entraîneur de boxe à Québec.

«J’ai débuté à pratiquer ce sport à l’âge de 16 ans à Montréal et j’ai poursuivi mon entraînement dans la métropole jusqu’à 21 ans. J’ai laissé la boxe de côté un petit moment par la suite et lorsque je suis arrivé à Québec je me suis inscrit au Club Citadelle pour me remettre en forme. C’est là que j’ai eu la piqûre pour aider les jeunes de la relève et leur transmettre ce que je savais de la boxe. J’ai alors occupé les fonctions de président et d’entraîneur avant de m’établir à Beauport et d’y fonder le Club de boxe Rocky en septembre 1982», souligne le pugiliste d’expérience.

Des débuts difficiles au Petit Village

Réal Daneault se rappelle les débuts difficiles du club au Centre de loisirs du Petit Village où il devait partager les locaux avec une garderie et démonter tous les équipements d’entraînement à chaque jour, alors qu’il était seul dans l’organisation avec 42 participants inscrits à ses cours.

«Il fallait être très motivé, mais à force de persévérance le club a progressé lorsque j’ai organisé en 1983 trois programmes de boxe au Centre municipal Mgr Laval, du jamais vu à cette époque à Beauport. Michel Morin et Bernard Léger ont remporté leurs combats chez les novices. Un an plus tard, j’ai organisé les premiers championnats provinciaux classe ouverte à Québec où Léger s’est encore une fois illustré en décrochant la médaille d’or pour ensuite remporter une médaille d’argent aux championnats canadiens disputés à Trois-Rivières».

Entraîneur de l’année au Québec

Propulsé à l’avant-scène de la boxe provinciale par les succès de ses deux protégés, Réal Daneault est sélectionné entraîneur de l’année au Québec en 1985-86. Le Club de boxe Rocky déménage ensuite dans de nouveaux locaux au chalet Aux Pignons Verts de la rue Vachon à Courville. Ce transfert bien apprécié dans une salle d’entraînement réservée à ses protégés coïncide avec l’arrivée du jeune espoir de 10 ans, David Sévigny.

«Pour être un entraîneur en boxe, ça prend des défis à relever avec des athlètes qui veulent progresser et quand Sévigny s’est inscrit à mes cours il m’a dit avec le feu dans les yeux qu’il voulait être un jour un champion comme Mike Tyson. J’ai alors compris que l’on allait travailler ensemble pendant plusieurs années et c’est ce qui est arrivé. Il a été une grande source de motivation pour moi en réalisant des progrès qui lui ont permis de devenir tour à tour champion provincial cadet et juvénile, de même que champion canadien juvénile», confie Daneault.

Place à la relève

Comme le club ne cesse de prendre de l’expansion, il déménage en 1997 au Centre de loisirs Alexis-Bérubé dans le secteur Giffard. Fondant beaucoup d’espoir en David Sévigny, il subit toutefois une grande déception quand son poulain fait son entrée chez les professionnels à Montréal en première partie du combat Stéphane Ouellet / Dave Hilton et se blesse gravement à une main, mettant ainsi fin à tout retour sur le ring.

«Avec le décès de ma femme en même temps, la motivation en a pris un bon coup et j’ai décidé de laisser la place progressivement à mes entraîneurs adjoints et anciens protégés Simon Martineau et Nicolas Valcourt pour prendre en charge le niveau compétitif», mentionne Daneault, fier d’avoir pu entraîner au cours de toutes ces années d’autres bons boxeurs comme Junior Laverdière, Daniel Lefrançois, Jean Bernard Gagnon et le super lourd Andral Appolon.

Aujourd’hui, une quarantaine de participants âgés de 12 à 40 ans gravitent autour du club, dont les infrastructures sont considérées parmi les meilleures au Québec. Comme il s’agit pratiquement de sa deuxième maison, Réal Daneault y œuvre comme directeur technique et continue de prodiguer de précieux conseils aux jeunes de la relève, comme il l’avait fait à son arrivée au Club Citadelle de Québec il y a 30 ans.

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