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11:27 8 avril 2015 | mise à jour le: 8 avril 2015 à 11:27 temps de lecture: 3 minutes

Le financement des athlètes selon Clovis Drolet

TÉMOIGNAGE. Comment le financement des athlètes se vit-il de l’intérieur? Le Beauport Express a recueilli le témoignage de Clovis Drolet de Beauport.

Beauport Express: Est-ce que la question du financement a été – ou continue d’être – une préoccupation dans la poursuite de votre carrière?

Clovis Drolet: Oui, le financement continue d’être une préoccupation. Je n’ai jamais voulu abandonner à cause du financement, mais le manque de financement ralentirait beaucoup la cadence d’entraînement. Parce que je devrais plus travailler pour combler mes dépenses liées à mon sport (préparation physique, nutrition, physiothérapie, massage, frais de voyage pour compétitions).

BE: Avez-vous le sentiment que votre performance a partie liée au financement que vous obtenez? Est-ce que c’est un stress supplémentaire pour vous?

CD: Les performances sont très liées à notre brevet et au financement que nous recevons. Pour ce qui est de mon sport, je dois avoir un minimum de 40% de victoire dans mes combats internationaux et dois terminer premier au Championnat canadien dans ma catégorie de poids. Cette année, c’était la première fois que je défendais mon titre canadien, je dois avouer que j’ai vécu un stress que je n’avais jamais vécu avant. De savoir que si je perdais, je perdais mes principales sources de financement et que pour la prochaine année, je n’aurais pas pu mettre autant de temps sur mon sport et sur mes entraînements.

BE: Est-ce que c’est difficile d’aller chercher du financement privé?

CD: J’ai de la difficulté puisque la boxe olympique n’est pas un sport avec une grande visibilité. J’essaie de voir avec les gens près de moi pour me soutenir.

BE: Avez-vous l’impression d’avoir à vous vendre comme athlète pour obtenir du financement?

CD: Oui, puisque si je ne donne pas de visibilité ou ne fais pas de marketing pour me créer une image, cela devient moins intéressant pour les entreprises de nous donner du financement.

BE: Êtes-vous d’accord ou à l’aise avec l’image de l’athlète comme micro-entreprise qui, au-delà de ses performances sportives, doit savoir gérer son image, son budget, sa carrière…?

CD: Oui, mais je crois qu’il est nécessaire d’avoir quelqu’un qui s’occupe de ces choses-là pour éviter le plus de distractions possible.

BE: Avez-vous des conseils pour les jeunes sportifs en quête de financement?

CD: Occupez-vous de performer et le reste viendra.

Clovis Drolet

Âge: 23 ans

Sport: Boxe olympique

Niveau: Excellence

Montant reçu en financement public: 6000$ du Programme équipe Québec, 4000$ en crédit d’impôt et un brevet de 10 000$ du Programme d’aide aux athlètes

Sources de financement privé:Deux cette année: Pierre Vachon, propriétaire de Maçonnerie Bel Ouvrage inc., et Jimmy Racine de PAS Aircraft Deicing

Avez-vous un agent? Non

Pour suivre la carrière de Clovis Drolet: www.facebook.com/pages/Clovis-Drolet/346156698922081.

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Membre du Groupe Québec Hebdo

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