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21:22 26 mai 2014 | mise à jour le: 26 mai 2014 à 21:22 temps de lecture: 3 minutes

Passer de la glace à l’eau: l’histoire de Steven McAllister

NATATION –Steven McAllister, 14 ans, revient de loin. La journée du 3 mars 2012 demeurera gravée dans sa mémoire à jamais. Cette journée-là, sa vie a basculé. À la suite d’une rupture d’anévrisme alors qu’il disputait une partie de hockey, le jeune joueur s’est réveillé à l’hôpital.

Après vingt jours de coma artificiel et trois mois passés aux soins intensifs, l’adolescent a retrouvé sa famille. «Ce qui a été le plus dur à accepter, c’est le hockey. Du jour au lendemain, je ne pouvais plus rien faire. J’étais dans un lit d’hôpital», raconte-t-il. La rupture d’anévrisme, due à une malformation artérioveineuse, a fait craindre le pire aux médecins tout comme son entourage. L’accident vasculaire cérébral (AVC) vécu par Steven McAllister a laissé des séquelles.

La crise cérébrale a amené la paralysie partiellement de son côté gauche. Près deux ans de réadaptation ont été enclenchés. Une tâche herculéenne. Il a dû tout réapprendre. En septembre dernier, l’adolescent a participé à la rentrée scolaire à l’école de la Seigneurie et du même coup, il est devenu membre du Club de Natation de Compétition de Beauport (CNCB) en paranatation.

«La natation, je voyais ça comme un mal nécessaire. Je me disais que j’allais me contenter de cela», confie-t-il. Son nouveau passe-temps s’est révélé être une façon de progresser dans le cadre de sa réadaptation. Il considère la paranatation comme une forme de physiothérapie. «Il s’est vraiment amélioré depuis l’automne, il est persévérant. Son côté droit est hyper fort, mais le gauche manque de puissance», a commenté l’entraîneure de Steven au CNCB, Samie Charron.

Après une année d’entraînement, il confirme qu’il poursuivra l’an prochain. «C’est ça qui me tient en forme et j’aime ça», déclare-t-il. L’allier droit s’ennuie de son passe-temps fétiche. La paranatation ne remplacera jamais le hockey, mais pour l’instant, c’est son sport.

«C’était un petit garçon au caractère très fort, raconte la mère de Steven McAllister, Louise Tardif. Il a frôlé la mort, il lui restait quelques heures à vivre selon les médecins. Il est ici avec nous maintenant. Nous savons qu’il était un grand sportif et qu’il va le redevenir. Nous croyons que le CNCB l’aide énormément actuellement à retrouver sa mobilité.»

Nominé à la Bourse Accroche Coeur

L’enseignante de Steven McAllister, Monique Page, a soumis la candidature du jeune homme à la Bourse Accroche Cœur. Mme Page souhaitait souligner les efforts et la détermination démontrés par l’élève de troisième secondaire. «Steven est un battant et il incarne parfaitement le concept de la persévérance scolaire», a-t-elle écrit pour expliquer son choix. Parmi les 600 personnes inscrites, quatre d’entre elles étaient pigées au sort par région. L’adolescent ne fait malheureusement pas partie du quatuor gagnant.

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