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11:34 8 avril 2015 | mise à jour le: 8 avril 2015 à 11:34 temps de lecture: 3 minutes

Le financement des athlètes selon Simone Boilard

TÉMOIGNAGE. Comment le financement des athlètes se vit-il de l’intérieur? Québec Express a recueilli le témoignage de Simone Boilard de Québec.

Québec Express: Est-ce que le financement a un impact sur le développement de votre carrière?

Simone Boilard: Même si je ne suis que du niveau Relève, il y a déjà des défis à faire le montage financier de ma saison de vélo. Il faut payer le programme sport-études, mon équipement, mon adhésion à un club, mes déplacements partout en province pour les compétitions, mes camps d’entraînement, etc.

QE: Est-ce que la question du financement est une préoccupation dans la poursuite de votre carrière?

SB: C’est une préoccupation constante. Il est évident que si je poursuis au niveau junior et élite (dans deux ans), on prévoit déjà des difficultés à financer tout ce que ça coûtera: camp d’entraînement à l’extérieur, frais de déplacement pour les compétitions, équipements plus performants, etc. Et tout ça, en plus des contraintes financières reliées aux études postsecondaires!

QE: Avez-vous le sentiment que votre performance a partie liée au financement que vous obtenez?

SB: C’est certain que dans le sport que je pratique, un équipement de fine pointe est un atout et ça peut faire toute la différence! Pour l’instant, je mise sur mon travail en entraînement. Aussi, je considère qu’un soutien financier permet de diversifier les possibilités d’entraînement. Par exemple, en cyclisme, quand on peut se permettre un camp d’entraînement au printemps, ça aide! Ou encore, quand on peut se permettre d’avoir des roues ultra légères (d’une valeur de 2000$), ça aide aussi! Cette année, j’ai eu la chance d’obtenir une petite bourse du programme jeunesse de la Caisse populaire Desjardins de la Cité-Limoilou, ce qui contribue à financer mon camp d’entraînement en Virginie en avril.

QE: Est-ce que c’est difficile d’aller chercher du financement privé?

SB: Quand on fait partie de la catégorie Relève, c’est assez difficile. Avec mes parents, nous avons recensé tous les programmes de bourses et je peux dire qu’il y en a peu pour les athlètes de mon âge. Après avoir fait quelques demandes, seul le programme de la Caisse populaire Desjardins m’a soutenue. On peut donc en conclure que les programmes de bourses ne viennent pas à nous, il faut faire nos propres démarches et investir du temps.

QE: Avez-vous l’impression d’avoir à vous vendre comme athlète pour obtenir du financement?

SB: Oui, il faut parler de nos titres, de notre visibilité, il faut se monter un portrait d’athlète… Bref, il faut savoir se vendre!

QE: Êtes-vous d’accord avec l’image de l’athlète comme micro-entreprise qui, au-delà de ses performances sportives, doit savoir gérer son image, son budget, sa présence médiatique, sa carrière…?

SB: Je suis tout à fait d’accord avec cette image.

Simone Boilard

Âge: 14 ans

Sport: Vélo de route

Niveau: Relève

Montant reçu en financement public:

Sources de financement privé: Une bourse de Desjardins

Pour suivre la carrière de Simone Boilard: Club cycliste Québec Hype au club.cbsf.ca.

À lire aussi: De l’or pour recueillir de l’argent

 

Membre du Groupe Québec Hebdo

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