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18:49 1 juillet 2015 | mise à jour le: 1 juillet 2015 à 18:49 temps de lecture: 3 minutes

Combat médiéval historique: le saviez-vous?

SPORT EXTRÊME. Remis au goût du jour par les Russes il y a une dizaine d’années, le combat historique médiéval a sa fédération québécoise depuis environ cinq ans. Bref aperçu de ce sport extrême méconnu qui comporte encore peu d’adeptes par ici.

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Le combat médiéval historique fait appel à des armes en acier émoussé, et à des armures, des boucliers et des casques capables de freiner la course de la lame. L’ensemble doit rigoureusement s’appuyer sur des sources historiques.

L’armure de Yan Vézina, par exemple, a été réalisée par un forgeron de Québec selon le style français/britannique des années 1350. Du casque aux pièces qui protègent les tibias, l’écart dans le style d’époque ne peut excéder 50 ans, au risque d’être disqualifié en compétition.

Il existe par ailleurs différentes épreuves de combat historique médiéval. Le béhourd confronte des équipes de 5 contre 5 ou de 16 contre 16 avec l’objectif de désarmer l’adversaire ou de le mettre au sol. Au moins un concurrent doit rester debout.

La plupart des coups sont permis, à l’exception, notamment, de certaines zones interdites (cou, nuque, colonne vertébrale, genou, pieds et entrejambe) et des attaques à la pointe de l’épée. Ceux qui possèdent des rudiments de judo, de football ou d’escrime pourront les mettre à contribution lors des combats de groupe. «C’est sûr que ceux qui en ont sont avantagés, admettra Yan Vézina. Je n’ai jamais fait de sport de combat de ma vie, mais j’ai fait de l’athlétisme», précisera-t-il pour sa part.

Autre épreuve, le duel se divise en trois catégories: épée et bouclier, épée longue et arme d’hast. Dans tous les cas, il s’agit de combats à la touche où les participants doivent réaliser le plus de points possible. Mentionnons au passage que le titre de championne mondiale à l’épée longue revient à la Québécoise Bénédicte Robitaille – car oui, le circuit compte des femmes.

Au club privé de Saint-Augustin où s’entraîne Yan Vézina, elles sont encore rares. Le Wakinyan regroupe une trentaine de membres à l’heure actuelle, dont le tiers s’adonne à la compétition. Il figure parmi les cinq clubs que représente la Fédération québécoise de combats médiévaux.

Québec Hebdo

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