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22:20 17 mai 2007 | mise à jour le: 17 mai 2007 à 22:20 temps de lecture: 3 minutes

Deux médailles pour le Club Okano

Le récent championnat canadien de judo qui s’est tenu à Trois-Rivières le 6 mai dernier a permis à deux judokas du Club Okano de Saint-Émile de décrocher deux médailles de bronze en kata.

À la grande surprise de la foule et des juges, les judokas Marie-Hélène Roy et Isabelle Gendron (toutes deux du Club de judo Okano de Saint-Émile) ont décroché chacune une médaille de bronze en kata lors de leur participation au récent Championnat canadien de judo.

La performance des deux jeunes femmes n’est pas passée inaperçue, comme en témoigne le commentaire du président de la Commission des grades de judo Québec, Robert Arbour (7e dan en judo et 4e dan en aïkibudo). «Vous avez battu des ceintures 5e dan qui s’entraînent depuis 20 ans et qui sont régulièrement médaillés. Vous pouvez en être fier», a-t-il mentionné aux deux médaillées.

Avant cette compétition, les deux judokas s’étaient classées championnes provinciales lors des trois dernières années. Toutefois, le fait d’avoir à affronter d’autres compétitrices expérimentées et décorées de ceintures noires 5e et 6e dan avait de quoi rendre les affrontements plutôt intimidants. En effet, Marie-Hélène Roy est une jeune ceinture noire 1re dan depuis moins d’un an alors qu’Isabelle Gendron porte quant à elle une ceinture marron depuis deux ans.

Lors des compétitions du Championnat canadien, les judokas ont dû effectuer des katas à deux athlètes personnifiant des simulations d’agressions et de défense de l’ancien judo communément appelé le jujitsu. Les pointages sont décernés en fonction du réalisme, de la précision et de la puissance des attaques et des techniques de défense exécutées.
«Nous nous sommes retrouvés en maîtrise d’un kata typiquement japonais et très innovateur par rapport aux prestations canadiennes, explique Marie-Hélène Roy. J’avais la crainte que les juges canadiens dénigrent notre prestation. Notre katame-no-kata était tellement différent!»

De son côté, Isabelle Roy avoue s’être souvent répété l’expression «ça plie ou sa casse…» deux jours avant le début des compétitions. En fin de compte, l’audace et la détermination des deux athlètes auront donné raison à celles-ci…

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