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20:12 13 juillet 2010 | mise à jour le: 13 juillet 2010 à 20:12 temps de lecture: 3 minutes

Des athlètes plein l’écurie, à Saint-Émile

Derrière l’écurie d’Hélène Laverdière est aménagée une grande place pour faire courir les 26 chevaux qu’elle possède ou héberge. Leur terrain de jeu, en quelque sorte. Aucune clôture n’y est installée. C’est qu’ils sont bien élevés, ses chevaux.

Le Centre de performance équestre Hélène Laverdière (la Ferme Torima), situé sur la route qui mène à Lac-Saint-Charles, fête ses 20 ans cette année. Des années à dresser les chevaux pour le reining, une discipline qui demande une force mentale que peu de chevaux possèdent. Son écurie est remplie de ces petits génies qui savent qu’ils ne doivent pas s’aventurer trop loin.

Le reining est une discipline de contrôle. On juge le cheval à son aptitude à répondre avec facilité, rapidement, aux demandes du cavalier. Des gestes précis, élégants. Des cercles serrés, vrilles, changements de pieds, arrêts en glissade, etc.

Le centre équestre offre aussi des camps de jour, pendant l’été. Les jeunes – surtout des filles – y vont pour monter à cheval et s’occuper de leur monture. L’école secondaire Cardinal-Roy y offre aussi du sport-étude en équitation, pendant la période scolaire. Cinq à six élèves y passent toutes leurs après-midi.

Car les chevaux sont traités aux petits oignons. La teneur en protéine de leur moulée est vérifiée, et les portions bien calculées. Ce sont de véritables athlètes sur quatre pattes.

Et ils gagnent «assez souvent», avoue Hélène Laverdière avec le sourire d’une femme fière de ses bêtes. «Ils ont tous une personnalité et un comportement», a-t-elle appris avec le temps.

Ainsi, elle sait que quelques-uns ne feront jamais ce type de compétition. L’un d’entre eux a un déficit d’attention. À l’entendre, on ne croirait pas qu’elle parle de chevaux.

L’équipe de Mme Laverdière, dont figurent ses deux filles, cumule les prix dans les compétitions. La fin de semaine dernière, les chevaux de Saint-Émile ont arraché plusieurs premières places à Sorel, dans différentes catégories.

Les cavaliers participent à l’occasion à des compétitions en Oklahoma, en Ohio et en Caroline, entre autres.

La relève pour l’écurie est pratiquement assurée, puisque les filles d’Hélène Laverdière semblent aussi passionnées que la mère, qui marche dans les pas de son père, Raynald Laverdière. Une affaire de famille. Autant chez les Laverdière que pour les chevaux, puisque la jument poulinière Torima a fait des petits. Des poulains prometteurs qui sont maintenant à l’âge d’entrer sur le circuit des compétitions.

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