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11:00 4 mai 2017 | mise à jour le: 4 mai 2017 à 11:00 temps de lecture: 3 minutes

Tracas pour trouver un gymnase d’entraînement

SPORT. L’athlète paralympique de boccia Marylou Martineau et son assistante de jeu sont inquiètes. À la fin du mois de juin, la nouvelle recrue d’Équipe Canada n’aura plus d’endroit pour s’entraîner.

Marylou Martineau pendant un match contre la Belgique.

(Photo Archives – Équipe Canada)

Avec sa promotion en tant qu’athlète élite pour Équipe Canada en boccia, Marylou Martineau doit monter l’entraînement d’un cran cette saison-ci. Chaque semaine, c’est environ 15h qu’elle doit consacrer à son sport. Or, à partir de la fin juin, la paralympienne de Saint-Émile ne pourra plus pratiquer au gymnase de son école, comme elle le fait 3 fois par semaine. 

Sa mère et assistante de jeu, Josée Duquette, raconte avoir multiplié les demandes au cours des derniers mois.  PEPS, commissions scolaires, Ville de Québec : « toutes ces étapes-là sont faites ». Trouver une surface de jeu de la taille d’un terrain de badminton pour un athlète uniquement est difficile, relate Mme Duquette, surtout qu’il faut pouvoir tracer les lignes de boccia. Elle ne baisse pas les bras, mais le temps presse, dit-elle. L’équipe nationale est au courant et « moi, je suis rendue au point d’aller voir le député ».

Une problématique pour les athlètes isolés

L’Association canadienne de sports pour paralytiques cérébraux et sa branche Boccia Canada n’hésitent pas à affirmer leur soutien aux démarches de Mme Duquette.

L’entraîneur adjoint de l’équipe nationale, César Nicolai, est bien au fait de la difficulté récurrente des athlètes de boccia à trouver des locaux d’entraînement, « surtout pour les athlètes isolés comme Marylou », commente-t-il. La problématique se ressent partout au pays, de l’Ontario en passant par Vancouver. « Souvent, les clubs de région ont accès au gymnase une fois semaine », explique-t-il. Plusieurs sont autrement réticents à accepter le marquage des lignes, parce que le ruban adhésif peut abîmer les surfaces.

Le sport est méconnu aussi, poursuit-il. « Des fois, les gens ont de la misère à comprendre comment un athlète aussi lourdement handicapé peut avoir besoin de s’entraîner autant d’heures. » Or, à un niveau de jeu aussi élevé que l’équipe nationale, un entraînement intensif est incontournable. Si l’athlète n’a pas d’endroit où pratiquer, c’est tout son avenir qui est compromis, prévient César Nicolai. « La conséquence est sportive : il n’arrivera pas à s’améliorer pour rester sur l’équipe nationale », tranche-t-il. La catégorie BC3, dans laquelle Marylou Martineau rivalise, est particulièrement compétitive, conclut César Nicolai.

Qu’est-ce que la boccia?

Un sport qui s’apparente à la pétanque. Dans la catégorie BC3, les athlètes doivent user de précision pour diriger une balle sur un cochonnet en utilisant une rampe. Ceux-ci font équipe avec un assistant qui positionne cette rampe en demeurant dos au jeu pour ne pas en influencer le cours.

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TC Media 

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