Sports
21:00 4 octobre 2015

Félix Boivin s’arme de patience

HOCKEY JUNIOR. À 17 ans, Félix Boivin s’est taillé une place cet été avec le Titan d’Acadie-Bathurst, la même équipe que son aîné, Christophe. Le cadet est toutefois confronté à une situation jamais vécue dans son parcours de hockeyeur: ne pas jouer.

Confiné à la galerie de presse, Félix (droite) peut compter sur le soutien de son frère Christophe (gauche).<@CP>(Photo TC Media – Charles Lalande)<@$p>

Avant le lancement de la saison régulière, son entraîneur-chef, Mario Pouliot, et son directeur général, Sylvain Couturier, l’ont rencontré pour l’informer qu’il allait devoir sauter son tour de temps en temps. «Ça ne me dérangeait pas. En tant que recrue, il faut accepter son rôle dans l’équipe et de manquer un match.»

Par contre, au moment d’écrire ces lignes, Félix n’avait pas été retenu pour les neuf premières rencontres du calendrier. «J’ai hâte de jouer. L’an dernier, dans le Midget AAA, j’étais capitaine et je jouais 30 ou 35 minutes par match. Je ne suis donc pas habitué à ça.

«On m’a demandé d’être patient. J’attends ma chance. Dès qu’on me l’offre, tu peux être certain que je vais la prendre. Pour l’instant, c’est difficile sur le moral», lance-t-il en toute franchise.

Félix peut toutefois compter sur la présence de son entraîneur adjoint, qui communique beaucoup avec lui. «Quand j’arrive à l’aréna et on me dit que je ne jouerai pas le soir, je viens comme à terre. Il vient me voir pour me dire que tôt ou tard, mes efforts seront récompensés.»

Actuellement, il mange son pain noir, mais l’avenir reste tout de même rose pour le résident de l’arrondissement Les Rivières. Les hommes de hockey du Titan ont une vision à long terme et Félix Boivin est toujours dans les plans.

«Ils m’ont dit que d’ici un an ou deux, ils me voyaient rouler l’avantage numérique. J’ai vraiment hâte», dit celui qui n’est pas intéressé à revenir dans le Midget AAA ou à évoluer dans la Ligue junior du Québec (LHJQ).

Le soutien du grand frère

Félix peut toutefois s’inspirer de son frère Christophe, qui a connu des débuts timides dans la LHJMQ à 17 et 18 ans. Cette année, à 19 ans, l’attaquant gaucher est en train d’exploser.

«Il va vraiment bien. Je suis tellement content pour lui, il travaille très fort. Je l’ai déjà dit à plusieurs personnes, mais mon frère, c’est mon idole.»

Que ce soit à l’aréna, à l’école, dans leur famille de pension ou ailleurs, les deux frérots sont ensemble 24 heures sur 24. Les parents montent presque toutes les fins de semaine pour rendre visite à leurs enfants. «Nous sommes une famille très proche. Christophe a passé deux années tout seul ici, et des fois, il s’ennuyait. Maintenant, que nous soyons tous réunis, ça le rend heureux», de dire celui s’efforce de garder le sourire jour après jour.

Québec Hebdo

Charles Lalande


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